#AlerteRéputation Quelqu’un m’a dit que…

Mon petit doigt me dit que souvent les méchants se gargarisent de doucereuses et fausses paroles, de conseils d’ennemis ; que les paresseux se laissent bercer par la voix d’étranges officiants, sans challenger leurs paroles… Il me dit aussi de me méfier des apporteurs de mauvaises nouvelles ; les mauvaises affaires les suivent. Pas toujours, ceci dit.

« Bonne renommée bien acquise vaut mieux que ceinture dorée » :)

Alors, esprit grand ouvert, je mets mes œillères informationnelles et travaille à me former une parole impeccable🎓. Le 1er accord toltèque, en écho aux lois du langage, est un premier long travail, un peu déconnecté des ambiances cocktail networking où chacun.e joue sa vie dans son personal branding et prend les histoires de réputation très au sérieux ; mais tellement nécessaire.

Problématiques telles que : médisance, désinformation

http://www.cnrtl.fr/definition/médisance

http://www.cnrtl.fr/definition/médisance

Risques nombreux, dont : consociabilité, isolement… Des opportunités de belles rencontres manquées. Aussi : la médisance reviendrait vers son auteur.e comme un boomerang 7 fois plus fort…

Pistes de solutions : Oreilles et yeux sont difficiles à préserver ; pour la bouche, on peut faire des efforts… Le rire joyeux est tellement plus sain que le rire moqueur.

Maximes des Pères

Maximes des Pères

La voie de la maîtrise de soi, selon Don Miguel & José Ruiz

La voie de la maîtrise de soi, selon Don Miguel & José Ruiz

 

Le Petit Prince

Le Petit Prince, Saint Exupery

 

 

 

 

#Education Leçons des pionniers de l’#EducationNouvelle 1918-1939

Merci à la Ligue de l’Enseignement pour la présentation de l’excellent documentaire « Révolution école (1918-1939)« , de Joanna Grudzinska assistée de Léa Todorov.

« C’est l’histoire d’une révolution de velours, celle de l’éducation. Au lendemain de la Première guerre mondiale, en Europe, des pédagogues désignent le coupable de la catastrophe : l’école, qui a fabriqué de « braves soldats ». Il faut construire la Paix. Comment éduquer la nouvelle génération sans surveiller et punir ? Comment éduquer à l’émancipation ? »

Ligue internationale pour l'éducation nouvelle

« Quand la guerre s’achève, l’éducation leur apparaît comme la seule possibilité révolutionnaire. »

Source : http://clioweb.canalblog.com/archives/2016/09/09/34299265.html

L’idée de ces radicaux éclairés est d' »inventer une éducation nouvelle pour un enfant nouveau qui ne fera plus jamais la guerre« . Sous l’impulsion d’Elisabeth Rotten & Beatrice Ensor, la « Ligue internationale pour l’éducation nouvelle » (LIEN), laboratoire d’expérimentation pédagogique, est fondée. À lire, la première « Revue pour l’ère nouvelle », revue internationale d’éducation nouvelle. Au sommaire : psychologie de l’enfant, biogénétique, joie dans l’éducation, école active, self government,… Des thèmes encore actuels. Ici, l’histoire mouvementée de la Ligue, nourrie de riches débats tels celui sur l’éducation naturelle. Notable fut l’intervention de Carl Gustav Jung lors du congrès pour l’Education Nouvelle de 1923, sur le thème « comment libérer l’énergie créatrice de l’enfant ?« . Dossier en anglais : New Education Fellowship

A NEW EDUCATION FOR A NEW ERA

Je me permets quelques lignes sur ces révolutionnaires, scientifiques, médecins… étudiants chercheurs et professeurs…

Adolphe Ferriere lance le mouvement international de rénovation pédagogique… École active ! Plus d’infos ici sur son œuvre, qui n’est « pas d’abord pédagogique mais plutôt une anthropologie doublée d’une philosophie sociale« . Inclus, le récit de son expérience de havre pédagogique, Le Home « Chez nous ».

Célestin Freinet veut permettre l’acquisition du savoir pour tous. En fait, de retour de la 1ère guerre mondiale avec le souffle coupé, il lui est impossible de faire cours sur estrade. Pragmatique, il décide de se promener avec sa classe, et en récolte les bienfaits. Plus tard, invité par la femme de Lénine, Freinet se rend en Union Soviétique & découvre les règles d’éducation définies pour l’idéal socialisme prolétarien : quelques heures de travail en usine et apprentissage en « self government ». « Ainsi il se formera une véritable élite ; or c’est d’une élite dont nous avons le plus besoin« . En comparaison avec le système français, il remarque : « nos étudiants vont à l’école non pas pour apprendre à vivre mais pour apprendre à étudier dans des livres, et obéir« .

La suite ? Après les guerres civiles, la Russie ouvre des colonies pour enfants des rues. Sous la houlette d’Anton Marenko, les méthodes éducatives deviennent autoritaires. Objectif : produire en masse la main d’œuvre nécessaire à la construction de l’URSS.

Quant à Freinet, il consomme sa rupture avec l’Education Nationale et ouvre une nouvelle école à St Paul de Vence, en 1937. L’un de ses crédos est le suivant : « Quand la peur est inexistante, le mensonge diminue et disparaît« . Quelques années plus tard, interné dans les camps de Vichy, il rédige ses textes pédagogiques fondamentaux… Ses idées font encore école (idées d’applications ici)

En Allemagne, Paul Geheeb prône la co-éducation des garçons et des filles, pré-requis à la fin de la suprématie masculine. La nudité est érigée en liberté « Être nu, c’est être libre »… Jardin d’Eden. Au fronton de son école Odenwald : « Deviens ce que tu es« … L’ordre, s’il doit exister, vient de l’enfant lui-même ; il abandonne la relation fondée sur le pouvoir ; c’est la fin de l’estrade, de la peur.

Malheureusement, l’enfance est le terrain d’expérience du nazisme ; son école est remaniée de force. Le 1er apprentissage dispensé devient le lancer de grenades, et des films violents où l’on voit les forts écraser les faibles, y sont projetés. Geheeb, désespéré, constate que ses élèves font volontiers partie des jeunesses hitleriennes… Avec l’aide de son ami A.Ferriere, il s’exile en Suisse où il fonde l‘Ecole d’Humanité. Regain.

Pour Janusz Korczak, la conséquence du nazisme fut la mort. Mais la puissance de son message subsiste. Premier défenseur des droits des enfants, fondateur de la « République des enfants« , Janusz Korczak dirigeait en Pologne deux écoles (juive / catholique) fonctionnant en autogestion, sur la base d’une charte commune écrite par ses soins. En 1942, il est conduit du ghetto de Varsovie (où il faisait classe « comme d’habitude ») au camp d’extermination de Treblinka. Il a refusé de fuir sans ses élèves. Plus d’informations sur son immense héritage ici

Si le salut vient, il viendra des enfants car ils sont les créateurs de l'humanité

Maria Montessori

En Italie, Maria Montessori initie ses jardins d’enfants, subventionnés par Mussolini jusqu’en 1934 (date de son refus de faire porter le costume fasciste à ses élèves) . Lors du congrès Education Nouvelle de Locarno (1927), elle plaide pour la nécessité des limites, le besoin des enfants d’obéir à des règles. Selon ses règles, chacun.e apprend à son rythme, en faisant. « Nous ne pouvons pas savoir les conséquences de l’étouffement d’un acte spontané… Il faut arrêter de confondre le bien avec l’immobilité et le mal avec l’activité« .

Alexander S Niell affirme quant à lui : « Je ne vois aucune vertu dans l’ordre ». Selon lui, les enfants les plus névrosés sont ceux qui ont grandi avec une éducation religieuse. Il décide donc de libérer les enfants de toute castration moralisatrice ; ils sont libres d’apprendre ou non. A la fin des années 30, il déplore les impossibles progrès tant que l’éducation est une branche de profit de la société.

Extrait du documentaire sur Vimeo:

 

ET AUJOURD’HUI EN FRANCE ?

Équité et excellence sont des notions encore peu vivaces, l’échec scolaire est souvent vu comme une fatalité… Bien coordonner mixités scolaire et sociale reste un objectif à atteindre. Cf. résultats enquête PISA (suivi des acquis). Réorienter l’éducation de nos enfants est une priorité, et nous ne manquons pas d’inspirations… Il est grand temps d’expirer à grande échelle ! L’Education Nationale ne fonctionne pas en huis clos… Une réforme française globale et profonde est en gestation ; tous les efforts de mobilisation citoyenne progressent en ce sens.

A new education for a new era

Charte Education Nouvelle, 1921

« Rendre l’enfant heureux, c’est faire de lui, plus tard, un homme meilleur »

Libres extraits « Les âges de la vie », Christiane Singer

Les âges de la vie, Christiane Singer

Les âges de la vie, Christiane Singer

Zoom sur « Les âges de la vie », écrit par Christiane Singer à l’âge de 40 ans… Troublant et émouvant, profondément humain.

Ce livre musical nous invite à vivre au diapason du rythme naturel de la vie, savourer chaque âge… sans mettre un seul doigt dans une quelconque entreprise mortifère : « C’est leur macabre avancée de golems qu’il s’agit de stopper, mieux encore, peut-être, d’esquiver, dans un héroïque éclat de rire« .

CÉLÉBRER LA VIE HUMAINE, CE MIRACLE

« Commencée par la juste mesure, une tendresse démesurément exagérée, l’aventure peut allègrement se poursuivre. Après cette période mémorable où, de la femme et de l’enfant, aucun ne distingue encore au juste où commence son corps et où finit celui de l’autre, vient le temps de la reconnaissance réciproque. (..) Règne alors, frémissant, l’émoi d’un début de voyage.
(…) La vie entière sera ce jeu d’alternances : tantôt l’espace qui nous est accordé se dilate jusqu’à l’infini ; tantôt son étroitesse nous coud dans un sac.
(…) Mais de toutes les surprises de ces jeux d’espace et de clôture, le mystère de la coincidentia oppositorum est encore le plus saisissant. (…) Où toutes les routes finissent, commence l’autre voyage »

 

Extrait "les âges de la vie", de Christiane Singer

Extrait « les âges de la vie », de Christiane Singer

Extrait "les âges de la vie", Christiane Singer

Extrait « les âges de la vie », Christiane Singer

 

S’engager en faveur des femmes, filles, mères et grand-mères

Led By Her

Led By Her


S’engager au sein de Led By Her

Chercher à donner une nouvelle vie à un engagement social fortement teinté de solidarité féminine, et rejoindre la communauté Led By Her, devenir mentor. A l’esprit, un fait, têtu : les enfants et les femmes sont les premières victimes des crises, quelles qu’elles soient, partout dans le monde. Ce n’est pas acceptable.

Découvrir des personnes résolument modernes décidées à accompagner des femmes en difficulté, leur permettre de reprendre leur vie en main. Un levier d’action : l’entrepreneuriat. Les femmes ne sont-elles pas, par essence, des chefs d’entreprises ? Et leurs entreprises sont fructueuses, à impacts positifs multiples. 

UN ÊTRE HUMAIN EST UN MONDE ENTIER À LUI TOUT SEUL 

J’ai finalement l’occasion de rencontrer une femme formidable, ma « mentorée »… Dès le 1er rendez-vous, la nature de la relation est claire : nous sommes partenaires, et œuvrons à la réussite de ses projets. Ca va très bien se passer.

En lecture rapide, le bénévolat vaut bienveillance et générosité en forme de don unilatéral… Certains y verront même une charité complaisante ou une stratégie d’évitement de leurs vies personnelles. Dans les faits, cet engagement civique est une vraie belle façon d’améliorer le monde en prenant du plaisir… Le plaisir de relations humaines enrichissantes épurées de toute forme de médisance ou compétition, des rencontres propices aux voyages… Un être humain est un monde entier à lui tout seul, et il ne tient qu’à nous d’interconnecter nos mondes pour nous assurer un bel avenir.

Le Playground

Le Playground

 

Apprendre encore & encore… Et danser, respirer avec le cœur

L’acceptation du « tous humains » (égalité intrinsèque et interdépendance) est ressortie clairement d’une formation arcLeader coach Le Playground offerte ce week-end par Led By Her à ses mentors. Nous nous sommes retrouvés entre curieux vendredi en fin d’après-midi, accueillis tels que nous étions (chacun son chemin de vie, son niveau de conscience…). Et nous nous sommes quittés dimanche un peu différents, en nous remerciant, interpelés si ce n’est transformés par cette expérience de 48H de développement personnel multidimensionnel ensemble, encore plus convaincus de la nécessité de parler « de cœur à cœur » (en évitant « les sots et les railleurs », NDLR). There’s something extraordinary happening in the world

Bientôt, la fête de Noël @LedByHer, le mardi 13 décembre. Inscriptions encore ouvertes.

L’esprit de Noël, c’est tous les jours en ce moment.

Amour, compassion, pardon… Entre égoïsme et altruisme


Maximes des Pères

Maximes des Pères

Commencer avec une mise en exergue contemporaine des « Maximes des Pères » aux éditions de l’éclat / éclats : « Si je ne me soucie pas de moi, qui se souciera de moi ? Si je ne me soucie que de moi, qui suis-je ? Et si ce n’est pas maintenant, quand ? »

L'art de la compassion

Sa Sainteté le Dalaï-lama

Continuer avec le livre « L’art de la compassion ; atteindre la sérénité, le calme et la sagesse« , de Sa Sainteté le Dalaï-lama. Éditions Aventure secrète.

En introduction, le texte d’un discours prononcé à New York en 1999, où le Dalaï-lama s’affirme en tant qu’être humain tout comme nous, « doté du même potentiel », puis pose la question d’une morale laïque… S’en suit un bref exercice de sagesses et religions comparées ; toutes exhortent à l’amour, à la compassion et au pardon… Non-violence. La sagesse est un fait d’amour universel

Pour guider nos pas sur cette voie, le Dalaï-lama nous offre cette prière :

« Aussi longtemps que demeure l’espace, aussi longtemps que demeurent des êtres sensibles, je demeurerai pour aider, pour servir, pour apporter ma propre contribution ».

Les grands maîtres spirituels auraient « tous atteint l’état d’éveil à la suite d’un changement radical d’attitude envers eux-mêmes et autrui ». L’amour centré sur soi et l’avidité sont considérés comme « deux ennemis jumeaux, des sources jumelles de non-vertu« … L’objectif est d' »embrasser la cause du bonheur de tous les êtres sensibles » ; vœu prononcé par les bouddhistes lors de la « cérémonie du rayonnement du vœu d’éveil de l’esprit d’altruisme ».

Mes pensées voguent doucement vers Mère Teresa, qui a bien exprimé la difficulté d’appliquer ce vœu dans nos vies quotidiennes, hors monts ensoleillés, dates et lieux consacrés… Profession de foi aussi active que consciente, pour vivre en résonance avec son âme. Les êtres humains sont tous des étincelles divines

Bienveillance humaniste

Retour aux questionnements d’Hillel : « Si je ne me soucie pas de moi, qui se souciera de moi ? Si je ne me soucie que de moi, qui suis-je ? Et si ce n’est pas maintenant, quand ? »

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L'amour universel est la seule norme exacte des relations humaines

Amour et Paix, une union spirituelle

« Chaque être humain est un monde entier à lui tout seul »

Les religions et philosophies sapientales orientent vers une intelligence relationnelle capacitante, coopérante et bienveillante… Invitation à emprunter les voies de la paix. Douceur.

AMOUR UNIVERSEL, AMOUR FRATERNEL
Amor, Amore, Amour, Love, Liebe, Liefde,
‎אהבה , ‫حبّ‬

L´AMOUR UNIVERSEL EST LA SEULE NORME EXACTE DES RELATIONS HUMAINES

L'amour universel est la seule norme exacte des relations humaines

Deux phrases bibliques à méditer, appliquer :

  • Ce que tu détestes pour toi-même, ne le fais pas à ton prochain.
  • Aime ton prochain comme toi-même.

Deux pré-requis implicites :

  • se connaître soi-même,
  • et décider de prendre soin de soi (sans ego surdimensionné)

Le cœur humain est un diamant ; l’amour est une énergie renouvelable… Et la vie humaine est une œuvre d’art…

À écouter, cette interview d’Idrîs de Vos, sur l’amour universel, prise de conscience d’un « héritage sans rivage »

 

PAIX UNIVERSELLE, PAIX MULTIPLE
Paz, Pace, Paix, Peace, Frieden, Vrede, ‫שלו , سلام  

Chaque être humain est un monde entier à lui tout seul, la paix universelle est multiple. Tous humain.e.s, tous uniques.

L’islam, religion de paix, décrit bien la djihad, ce combat intérieur, psychologique et spirituel, qui anime tout être humain pour donner le meilleur de lui-même : “Réponds à la mauvaise action par l’action la meilleure.” (Le Coran, XXXXI, 34 – VIIe siècle). En écho, « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font« … Jésus, invitant à tendre l’autre joue… Et l’insistance de la cabbale lourianique (Isaac Louria Achkenazi, surnommé ha Ari, le saint lion) sur l’importance et la puissance de chacun de nos actes, paroles et pensées ; avec les 3 notions fondamentales de tsimtsoum (contraction), chevira (brisure des vases) et tikkoun (réparation, amélioration).

AUJOURD’HUI : prendre conscience de l’interdépendance des êtres naturels (« Tu es donc je suis », Satish Kumar) et entrer en « transcendanse« , ré-apprendre à vivre ensemble, en harmonie : respecter les singularités et valoriser les potentialités… Améliorer le monde.

Selah Stetié

Selah Stetié

Une institution familiale : les temps « royaume des enfants »

Une excellente idée toujours mise en pratique avec succès : instituer des temps « royaume des enfants ».

Permettre aux enfants, et permettre aux parents, d’être eux-mêmes, détachés de toute convention sociale, « libres et sauvages » diront certain.e.s. La maison devient une île, les enfants vivent avec leurs propres règles, s’adonnent aux activités souhaitées, à leur guise, à leur rythme. « Et même : les parents obéissent aux enfants !!! » Certains reflets peuvent troubler :)

Se libérer des obligations statutaires, des rôles parents / enfants, stimule le plaisir d’être ensemble, et permet de grandir, responsabiliser en se respectant les uns les autres dans nos singularités. Tout bien considéré, l’enfant a t-il vraiment envie de risquer une cascade dans le salon ou de manger un steak nutella-choucroute ? Finalement, pourquoi ranger en permanence une maison pleine de vie ? Quelle importance si la bibliothèque est rangée le lendemain ? Quel souci si l’un d’eux préfère lire pendant 3h dans le salon plutôt que de courir dans le jardin sous prétexte qu' »il faut profiter du soleil » ?

Photographe : Anne Mardirossian (FlickR)

Photographe : Anne Mardirossian (FlickR)

 

Cette inversion, booster de compréhension mutuelle, a aussi le mérite de renvoyer au sens des règles. Les « à quoi bonisme », « j’m’en foutisme » et autres « portnawak » gagnent rarement sur le long terme… Ainsi l’exercice est-il susceptible de nous ré-engager dans l’alliance familiale, confirmer les accords passés et en nouer de nouveaux.

Beaucoup de littérature sur le sujet, Peter Pan et Alice ne sont pas les personnages les moins inspirants… Et les philosophes & autres éducateurs ont souvent prôné l’importance de l’éclipse pour mieux construire

Un exercice de vie aussi amusant qu’instructif et relaxant !

Innovation managériale en famille… Liberté & responsabilité.

Le MOOC Innovation Managériale met en évidence le parallèle entre management / leadership en entreprise et en famille. Belles explorations… Merci !

Il est vrai que nous sommes, à quelques détails près, les mêmes personnes au bureau et à la maison… Et les mentalités évoluent globalement. Difficile de déterminer une norme familiale dans notre société en transformation, et une méthode éducative unique pour tous. L’heure est à l’adaptation, à l’innovation.

Intéressée par le thème, je me permets de reprendre ici quelques réponses, dont les miennes, au mini-défi 8 du MOOC : Management responsabilisant en famille.

Photographié par Anne Mardirossian (Flickr)

Photographié par Anne Mardirossian (Flickr)

« Management responsabilisant » en écho à la qualité de gestionnaire du chef de famille (mater ou pater familias) plus admise socialement que la notion de leader libérateur ou libératrice. Les sujets se rejoignent.

Inspirée par le MOOC, une mère a décidé d’exonérer sa fille de l’obligation d’apprendre ses poésies assise sur une chaise, face à la table. La petite a ainsi pu choisir son endroit idéal : allongée sur le tapis, puis assise sur son lit, debout face à la fenêtre… Résultat : poésie mémorisée avec plaisir et plus rapidement. Vertu du flexiwork…
La mère, en observant sa fille ainsi coincée sur sa chaise, s’est rappelée les longues heures de réunions où, « bloquée sur sa chaise », son pied s’agite et son esprit vogue vers d’autres cieux en s’impatientant… En reflet, sans attendre d’être elle aussi autorisée à vivre ses réunions autrement, elle n’impose plus cette fausse bienséance à sa fillette, tout à fait capable de choisir « comment » elle accomplit l’obligation de faire ses devoirs. Selon le baromètre 2016 Wisembly-IFOP, 42% des réunions sont improductives… Des solutions existent.
Un père raconte quant à lui un exercice d’auto-censure : rester sur le canapé tandis que sa fille peine à ouvrir une porte en râlant, et ainsi ne plus apparaître comme « celui qui sait mieux qu’elle ». Confiant, il l’encourage à distance « ce n’est pas une petite porte qui va résister à ma grande fille… » La fillette, surprise, cesse de râler et s’applique, se concentre sur la tâche à accomplir. Ça marche, la porte s’ouvre ! Deux sourires vainqueurs s’affichent sur les visages du père et sa fille.

Et si, au bureau, les équipes étaient suffisamment (in)formées pour être libres de réfléchir par elles-mêmes, sans consulter le manager à chaque difficulté ? « Celui qui fait sait », Jean-François Zobrist

Ci-dessous, deux scénarii simples de la vie quotidienne comparant trois styles de management.

A- Choix du dîner… Et si chacun.e participait ?

Méthode directive : les parents choisissent le menu en fonction des aliments disponibles, et selon les goûts connus de chaque membre de la famille.
Méthode plus participative : les parents vérifient les aliments disponibles et proposent aux membres de la famille différentes options. Chacun choisit son menu, tous cuisinent ensemble, selon capacités (âges, fatigue).
Méthode responsabilisante : Tous vérifient les aliments disponibles, et chacun émet un avis, imagine un menu à son goût, selon une base commune (ça reste simple…). Exemple : boulgour pour tous ; assorti d’un œuf curcuma pour l’un, tomate basilic pour l’autre, etc. S’il manque un ingrédient rêvé, le rêveur le note sur une ardoise « liste de courses » dans la cuisine. Puis chacun sa mission : préparation d’un aliment, préparation de la table, etc.

On note que si c’est participatif ou responsabilisant, c’est davantage personnalisé. Les envies sont mieux prises en compte, et même les besoins sont mieux couverts. En effet, on ne mange pas ou peu ce dont on n’a pas envie ; et on ne peut pas jouer à « qui dort dîne » tous les soirs. De plus, les enfants (ou conjoint non impliqué initialement par la préparation du repas) apprennent que les aliments ne sont disponibles à la maison que si l’on a pensé à les y amener.  Les râleries façon « inspecteurs des travaux finis » ou déclarations « y’a qu’à, faut qu’on » n’ont plus cours…

 

B. Choix d’une tenue vestimentaire… Chacun.e son style !

Méthode directive : les parents préparent les vêtements des enfants en fonction de la météo, de ceux disponibles dans le placard et de leurs goûts.

Méthode plus participative : les parents proposent des vêtements, les enfants choisissent. A noter qu’après deux propositions inconvenantes, les enfants s’impliquent davantage : émission de souhaits précis ou « self-service ».

Méthode responsabilisante : chacun prépare ses vêtements, avec des critères fixes (météo, vêtements propres) et personnalisés (goûts). Les jours d’école, si un enfant ne souhaite pas préparer ses vêtements la veille, il le fait le matin en respectant la règle pré-établie « même heure de départ pour tous ». Donc, s’il tarde trop, on reboucle sur la méthode directive. S’en suit une auto-régulation (auto-discipline) s’il tient à peaufiner son style personnel.



 

Dans tous ces exemples, les parents font preuve d’empathie envers leurs enfants, s’adaptent au contexte (agilité !) et apprennent finalement autant qu’eux. Gagnant-gagnant.

A priori, nous pouvons tous trouver une ou deux petite(s) manie(s) directive(s), ultra-protectrice(s) ou très égoïstes qu’il serait bon de transformer… Objectif : emplir les membres de notre famille (enfants, conjoint,…) de notre confiance… L’autonomie renforce.

Les Femmes de la Bible

« Lorsqu’on évoque la Bible, on cite le plus souvent des noms d’hommes : Abraham, Moïse, David, Isaïe… Pourtant, les femmes ne sont pas moins présentes et précieuses. A côté des patriarches, des rois, des législateurs, elles rappellent, avec force ou discrétion, l’importance du cœur, du corps, du chant et de l’esprit nomade. (…) Toutes ces femmes qui passent dans la Bible, Bethsabee, Agar, Déborah, Tamar, Rachel, Judith n’appartiennent pas à une religion particulière : elles ont, plus largement, façonné la culture et la sensibilité de l’Occident. »

Les Femmes de la Bible, Jacqueline Kelen

Les Femmes de la Bible, Jacqueline Kelen

 

Jacqueline Kelen nous offre des portraits tendres et délicieux, « pleins de vie » ; une douce érudition exhale de ce livre. Sagesse et ruse avancent d’un même pas, parlent d’une même voix.

On se laisse emmener, on suit l’histoire de ces femmes en retrouvant un peu de nous, nos amies, nos cousines, nos mères et nos sœurs au fil des pages. Les pauses réflexives, arrêts sur images, sont fréquents… Et c’est l’occasion de relire certains passages des Livres. Que l’on soit croyant.e.s ou non.

Il ne m’appartient pas de déflorer « les Femmes de la Bible »… A vous de vous faire une idée ; et peut-être acquérir ce livre, le penser… vous panser.

Ces femmes, d’un autre âge qui n’a plus d’âge, font germer les mille milliards de manières d’être femme… On rencontre des jeunes filles rêveuses, on s’enrichit d’un nouveau regard sur Ève : ne serait-elle pas plus curieuse qu’insolente ? Moins séductrice-tentatrice qu’animée par le sens du partage ? Fragile audace. On s’émeut des femmes douces et belles telle Suzanne « fleur de lys blanche« , femme aimante de Joachim (père de Marie), souillée par des vieillards avant d’être sauvée par l’innocence. La sienne ; et celle de Daniel, alors enfant. Nos cœurs battent au rythme des mères protectrices et libératrices… Rebecca, à l’autorité servicielle ; ou encore Anne, souveraine dans son choix de confier au temple son premier enfant tant attendu, tant espéré.

On s’envole avec les prophétesses, à l’écoute et au service de la société ; elles chuchotent et dansent, chantent, se muent en ambassadrices le cas échéant. Remarquable est la prouesse de Judith (roman non canonique) qui jeûne, prie et s’embellit avant de séduire et vaincre le chef du camp ennemi pour mieux libérer son village assiégé, affamé. Quand les hommes n’ont plus de force, les femmes veillent et agissent. Pour le meilleur… Yalla !!! On se rappelle l’histoire d’Esther aux airs d’Ishtar ; elle intrigue et inspire encore des générations de femmes…

Loin des clichés des ignorantes et soumises, « les Femmes de la Bible » se montrent fortes, courageuses et déterminées… Sororité agissante des filles de Loth, guidées par leur instinct de survie. Solidarité ambivalente de Rachel et Léa… Et la magnifique foi d’espérance de la femme de Noé ! Au cœur du déluge, elle participe vaillamment à la bonne marche commune, prend soin des animaux avec bienveillance et fermeté, leur « conte quelque histoire, la nuit, pour calmer leur tourment« … Elle salue le retour du corbeau, annonciateur de fin du déluge avec remerciement plus que soulagement ; arc-en-ciel dont elle n’a jamais douté.
Un peu plus loin, on apprécie les jeux enfantins d’Isaac et Ismaël, leur fraternité innocente de préoccupations « adultes » qui turlupinent encore beaucoup de nos contemporains. On admire la dignité d’Agar, humble dans l’acceptation de son destin (« Amor Fati« ) et celui de son fils Ismaël, élevé dans le désert. Nous « connaissons » la suite.

Détail important : on tombe souvent en amour près de puits ; comme Rachel et Jacob, Eliezer et Rebecca, Moïse et Çippora. Les puits ; réserves d’eau, symboles de vie, pureté, savoirs… Amour au 1er regard et promesse d’un bel avenir.

Enfin, que dire de la fiancée du Cantique des Cantiques ? « Son désir amoureux est un divin désir, dans son ivresse heureuse elle ne sépare pas Dieu des joies charnelles, elle sait que la joie plaît au Seigneur plus que les larmes, la tristesse et les macérations. »

Tant de choses à dire… Ces quelques lignes ne valent que pâle reflet de la richesse des explorations offertes, libres perceptions.

Comment puis-je savoir comment va le monde ?

Ce qui est bien planté ne peut être arraché, ce qui est bien étreint ne peut se dégager.
C’est grâce à la vertu que fils et petits-fils célèbrent sans faille le culte des ancêtres.

Cultivée en soi-même, sa vertu sera authentique ;
Cultivée dans sa famille, elle s’enrichira ;
Cultivée dans son village, elle grandira ;
Cultivée dans l’Etat, elle sera florissante ;
Cultivée dans le monde, elle deviendra universelle.

Autrui, on l’observe d’après soi-même ;
Les familles, d’après sa famille ;
Les villages, d’après son village ;
Les États, d’après son État ;
Le monde, d’après ce monde ;

Comment puis-je savoir comment va le monde ?
Par tout ce qui vient d’être dit.

Lao-Tseu, Tao-tö king, LIV

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