L'amour universel est la seule norme exacte des relations humaines

Amour et Paix, une union spirituelle

« Chaque être humain est un monde entier à lui tout seul »

Les religions et philosophies sapientales orientent vers une intelligence relationnelle capacitante, coopérante et bienveillante… Invitation à emprunter les voies de la paix. Douceur.

AMOUR UNIVERSEL, AMOUR FRATERNEL
Amor, Amore, Amour, Love, Liebe, Liefde,
‎אהבה , ‫حبّ‬

L´AMOUR UNIVERSEL EST LA SEULE NORME EXACTE DES RELATIONS HUMAINES

L'amour universel est la seule norme exacte des relations humaines

Deux phrases bibliques à méditer, appliquer :

  • Ce que tu détestes pour toi-même, ne le fais pas à ton prochain.
  • Aime ton prochain comme toi-même.

Deux pré-requis implicites :

  • se connaître soi-même,
  • et décider de prendre soin de soi (sans ego surdimensionné)

Le cœur humain est un diamant ; l’amour est une énergie renouvelable… Et la vie humaine est une œuvre d’art…

À écouter, cette interview d’Idrîs de Vos, sur l’amour universel, prise de conscience d’un « héritage sans rivage »

 

PAIX UNIVERSELLE, PAIX MULTIPLE
Paz, Pace, Paix, Peace, Frieden, Vrede, ‫שלו , سلام  

Chaque être humain est un monde entier à lui tout seul, la paix universelle est multiple. Tous humain.e.s, tous uniques.

L’islam, religion de paix, décrit bien la djihad, ce combat intérieur, psychologique et spirituel, qui anime tout être humain pour donner le meilleur de lui-même : “Réponds à la mauvaise action par l’action la meilleure.” (Le Coran, XXXXI, 34 – VIIe siècle). En écho, « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font« … Jésus, invitant à tendre l’autre joue… Et l’insistance de la cabbale lourianique (Isaac Louria Achkenazi, surnommé ha Ari, le saint lion) sur l’importance et la puissance de chacun de nos actes, paroles et pensées ; avec les 3 notions fondamentales de tsimtsoum (contraction), chevira (brisure des vases) et tikkoun (réparation, amélioration).

AUJOURD’HUI : prendre conscience de l’interdépendance des êtres naturels (« Tu es donc je suis », Satish Kumar) et entrer en « transcendanse« , ré-apprendre à vivre ensemble, en harmonie : respecter les singularités et valoriser les potentialités… Améliorer le monde.

Selah Stetié

Selah Stetié

Une institution familiale : les temps « royaume des enfants »

Une excellente idée toujours mise en pratique avec succès : instituer des temps « royaume des enfants ».

Permettre aux enfants, et permettre aux parents, d’être eux-mêmes, détachés de toute convention sociale, « libres et sauvages » diront certain.e.s. La maison devient une île, les enfants vivent avec leurs propres règles, s’adonnent aux activités souhaitées, à leur guise, à leur rythme. « Et même : les parents obéissent aux enfants !!! » Certains reflets peuvent troubler :)

Se libérer des obligations statutaires, des rôles parents / enfants, stimule le plaisir d’être ensemble, et permet de grandir, responsabiliser en se respectant les uns les autres dans nos singularités. Tout bien considéré, l’enfant a t-il vraiment envie de risquer une cascade dans le salon ou de manger un steak nutella-choucroute ? Finalement, pourquoi ranger en permanence une maison pleine de vie ? Quelle importance si la bibliothèque est rangée le lendemain ? Quel souci si l’un d’eux préfère lire pendant 3h dans le salon plutôt que de courir dans le jardin sous prétexte qu' »il faut profiter du soleil » ?

Photographe : Anne Mardirossian (FlickR)

Photographe : Anne Mardirossian (FlickR)

 

Cette inversion, booster de compréhension mutuelle, a aussi le mérite de renvoyer au sens des règles. Les « à quoi bonisme », « j’m’en foutisme » et autres « portnawak » gagnent rarement sur le long terme… Ainsi l’exercice est-il susceptible de nous ré-engager dans l’alliance familiale, confirmer les accords passés et en nouer de nouveaux.

Beaucoup de littérature sur le sujet, Peter Pan et Alice ne sont pas les personnages les moins inspirants… Et les philosophes & autres éducateurs ont souvent prôné l’importance de l’éclipse pour mieux construire

Un exercice de vie aussi amusant qu’instructif et relaxant !

Innovation managériale en famille… Liberté & responsabilité.

Le MOOC Innovation Managériale met en évidence le parallèle entre management / leadership en entreprise et en famille. Belles explorations… Merci !

Il est vrai que nous sommes, à quelques détails près, les mêmes personnes au bureau et à la maison… Et les mentalités évoluent globalement. Difficile de déterminer une norme familiale dans notre société en transformation, et une méthode éducative unique pour tous. L’heure est à l’adaptation, à l’innovation.

Intéressée par le thème, je me permets de reprendre ici quelques réponses, dont les miennes, au mini-défi 8 du MOOC : Management responsabilisant en famille.

Photographié par Anne Mardirossian (Flickr)

Photographié par Anne Mardirossian (Flickr)

« Management responsabilisant » en écho à la qualité de gestionnaire du chef de famille (mater ou pater familias) plus admise socialement que la notion de leader libérateur ou libératrice. Les sujets se rejoignent.

Inspirée par le MOOC, une mère a décidé d’exonérer sa fille de l’obligation d’apprendre ses poésies assise sur une chaise, face à la table. La petite a ainsi pu choisir son endroit idéal : allongée sur le tapis, puis assise sur son lit, debout face à la fenêtre… Résultat : poésie mémorisée avec plaisir et plus rapidement. Vertu du flexiwork…
La mère, en observant sa fille ainsi coincée sur sa chaise, s’est rappelée les longues heures de réunions où, « bloquée sur sa chaise », son pied s’agite et son esprit vogue vers d’autres cieux en s’impatientant… En reflet, sans attendre d’être elle aussi autorisée à vivre ses réunions autrement, elle n’impose plus cette fausse bienséance à sa fillette, tout à fait capable de choisir « comment » elle accomplit l’obligation de faire ses devoirs. Selon le baromètre 2016 Wisembly-IFOP, 42% des réunions sont improductives… Des solutions existent.
Un père raconte quant à lui un exercice d’auto-censure : rester sur le canapé tandis que sa fille peine à ouvrir une porte en râlant, et ainsi ne plus apparaître comme « celui qui sait mieux qu’elle ». Confiant, il l’encourage à distance « ce n’est pas une petite porte qui va résister à ma grande fille… » La fillette, surprise, cesse de râler et s’applique, se concentre sur la tâche à accomplir. Ça marche, la porte s’ouvre ! Deux sourires vainqueurs s’affichent sur les visages du père et sa fille.

Et si, au bureau, les équipes étaient suffisamment (in)formées pour être libres de réfléchir par elles-mêmes, sans consulter le manager à chaque difficulté ? « Celui qui fait sait », Jean-François Zobrist

Ci-dessous, deux scénarii simples de la vie quotidienne comparant trois styles de management.

A- Choix du dîner… Et si chacun.e participait ?

Méthode directive : les parents choisissent le menu en fonction des aliments disponibles, et selon les goûts connus de chaque membre de la famille.
Méthode plus participative : les parents vérifient les aliments disponibles et proposent aux membres de la famille différentes options. Chacun choisit son menu, tous cuisinent ensemble, selon capacités (âges, fatigue).
Méthode responsabilisante : Tous vérifient les aliments disponibles, et chacun émet un avis, imagine un menu à son goût, selon une base commune (ça reste simple…). Exemple : boulgour pour tous ; assorti d’un œuf curcuma pour l’un, tomate basilic pour l’autre, etc. S’il manque un ingrédient rêvé, le rêveur le note sur une ardoise « liste de courses » dans la cuisine. Puis chacun sa mission : préparation d’un aliment, préparation de la table, etc.

On note que si c’est participatif ou responsabilisant, c’est davantage personnalisé. Les envies sont mieux prises en compte, et même les besoins sont mieux couverts. En effet, on ne mange pas ou peu ce dont on n’a pas envie ; et on ne peut pas jouer à « qui dort dîne » tous les soirs. De plus, les enfants (ou conjoint non impliqué initialement par la préparation du repas) apprennent que les aliments ne sont disponibles à la maison que si l’on a pensé à les y amener.  Les râleries façon « inspecteurs des travaux finis » ou déclarations « y’a qu’à, faut qu’on » n’ont plus cours…

 

B. Choix d’une tenue vestimentaire… Chacun.e son style !

Méthode directive : les parents préparent les vêtements des enfants en fonction de la météo, de ceux disponibles dans le placard et de leurs goûts.

Méthode plus participative : les parents proposent des vêtements, les enfants choisissent. A noter qu’après deux propositions inconvenantes, les enfants s’impliquent davantage : émission de souhaits précis ou « self-service ».

Méthode responsabilisante : chacun prépare ses vêtements, avec des critères fixes (météo, vêtements propres) et personnalisés (goûts). Les jours d’école, si un enfant ne souhaite pas préparer ses vêtements la veille, il le fait le matin en respectant la règle pré-établie « même heure de départ pour tous ». Donc, s’il tarde trop, on reboucle sur la méthode directive. S’en suit une auto-régulation (auto-discipline) s’il tient à peaufiner son style personnel.



 

Dans tous ces exemples, les parents font preuve d’empathie envers leurs enfants, s’adaptent au contexte (agilité !) et apprennent finalement autant qu’eux. Gagnant-gagnant.

A priori, nous pouvons tous trouver une ou deux petite(s) manie(s) directive(s), ultra-protectrice(s) ou très égoïstes qu’il serait bon de transformer… Objectif : emplir les membres de notre famille (enfants, conjoint,…) de notre confiance… L’autonomie renforce.

Les Femmes de la Bible

« Lorsqu’on évoque la Bible, on cite le plus souvent des noms d’hommes : Abraham, Moïse, David, Isaïe… Pourtant, les femmes ne sont pas moins présentes et précieuses. A côté des patriarches, des rois, des législateurs, elles rappellent, avec force ou discrétion, l’importance du cœur, du corps, du chant et de l’esprit nomade. (…) Toutes ces femmes qui passent dans la Bible, Bethsabee, Agar, Déborah, Tamar, Rachel, Judith n’appartiennent pas à une religion particulière : elles ont, plus largement, façonné la culture et la sensibilité de l’Occident. »

Les Femmes de la Bible, Jacqueline Kelen

Les Femmes de la Bible, Jacqueline Kelen

 

Jacqueline Kelen nous offre des portraits tendres et délicieux, « pleins de vie » ; une douce érudition exhale de ce livre. Sagesse et ruse avancent d’un même pas, parlent d’une même voix.

On se laisse emmener, on suit l’histoire de ces femmes en retrouvant un peu de nous, nos amies, nos cousines, nos mères et nos sœurs au fil des pages. Les pauses réflexives, arrêts sur images, sont fréquents… Et c’est l’occasion de relire certains passages des Livres. Que l’on soit croyant.e.s ou non.

Il ne m’appartient pas de déflorer « les Femmes de la Bible »… A vous de vous faire une idée ; et peut-être acquérir ce livre, le penser… vous panser.

Ces femmes, d’un autre âge qui n’a plus d’âge, font germer les mille milliards de manières d’être femme… On rencontre des jeunes filles rêveuses, on s’enrichit d’un nouveau regard sur Ève : ne serait-elle pas plus curieuse qu’insolente ? Moins séductrice-tentatrice qu’animée par le sens du partage ? Fragile audace. On s’émeut des femmes douces et belles telle Suzanne « fleur de lys blanche« , femme aimante de Joachim (père de Marie), souillée par des vieillards avant d’être sauvée par l’innocence. La sienne ; et celle de Daniel, alors enfant. Nos cœurs battent au rythme des mères protectrices et libératrices… Rebecca, à l’autorité servicielle ; ou encore Anne, souveraine dans son choix de confier au temple son premier enfant tant attendu, tant espéré.

On s’envole avec les prophétesses, à l’écoute et au service de la société ; elles chuchotent et dansent, chantent, se muent en ambassadrices le cas échéant. Remarquable est la prouesse de Judith (roman non canonique) qui jeûne, prie et s’embellit avant de séduire et vaincre le chef du camp ennemi pour mieux libérer son village assiégé, affamé. Quand les hommes n’ont plus de force, les femmes veillent et agissent. Pour le meilleur… Yalla !!! On se rappelle l’histoire d’Esther aux airs d’Ishtar ; elle intrigue et inspire encore des générations de femmes…

Loin des clichés des ignorantes et soumises, « les Femmes de la Bible » se montrent fortes, courageuses et déterminées… Sororité agissante des filles de Loth, guidées par leur instinct de survie. Solidarité ambivalente de Rachel et Léa… Et la magnifique foi d’espérance de la femme de Noé ! Au cœur du déluge, elle participe vaillamment à la bonne marche commune, prend soin des animaux avec bienveillance et fermeté, leur « conte quelque histoire, la nuit, pour calmer leur tourment« … Elle salue le retour du corbeau, annonciateur de fin du déluge avec remerciement plus que soulagement ; arc-en-ciel dont elle n’a jamais douté.
Un peu plus loin, on apprécie les jeux enfantins d’Isaac et Ismaël, leur fraternité innocente de préoccupations « adultes » qui turlupinent encore beaucoup de nos contemporains. On admire la dignité d’Agar, humble dans l’acceptation de son destin (« Amor Fati« ) et celui de son fils Ismaël, élevé dans le désert. Nous « connaissons » la suite.

Détail important : on tombe souvent en amour près de puits ; comme Rachel et Jacob, Eliezer et Rebecca, Moïse et Çippora. Les puits ; réserves d’eau, symboles de vie, pureté, savoirs… Amour au 1er regard et promesse d’un bel avenir.

Enfin, que dire de la fiancée du Cantique des Cantiques ? « Son désir amoureux est un divin désir, dans son ivresse heureuse elle ne sépare pas Dieu des joies charnelles, elle sait que la joie plaît au Seigneur plus que les larmes, la tristesse et les macérations. »

Tant de choses à dire… Ces quelques lignes ne valent que pâle reflet de la richesse des explorations offertes, libres perceptions.

Comment puis-je savoir comment va le monde ?

Ce qui est bien planté ne peut être arraché, ce qui est bien étreint ne peut se dégager.
C’est grâce à la vertu que fils et petits-fils célèbrent sans faille le culte des ancêtres.

Cultivée en soi-même, sa vertu sera authentique ;
Cultivée dans sa famille, elle s’enrichira ;
Cultivée dans son village, elle grandira ;
Cultivée dans l’Etat, elle sera florissante ;
Cultivée dans le monde, elle deviendra universelle.

Autrui, on l’observe d’après soi-même ;
Les familles, d’après sa famille ;
Les villages, d’après son village ;
Les États, d’après son État ;
Le monde, d’après ce monde ;

Comment puis-je savoir comment va le monde ?
Par tout ce qui vient d’être dit.

Lao-Tseu, Tao-tö king, LIV

Lao-Tseu, Tao-tö king, éditions folio poche 2€

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L’autorisation d’être une professionnelle ambitieuse et une mère présente, attentionnée

Ne manquons pas d’ambition, agissons pour le meilleur… A ce jour, même si les progrès sont réels dans 104 pays sur 109, le challenge de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes n’est relevé par aucun pays de l’OCDE. Analyse à lire ici

Le portrait sociologique des femmes françaises dessiné par Elisabeth Badinter en ce début de 21ème siècle est éloquent : nous avons partiellement digéré les progrès d’émancipation féminine et peinons à accueillir la variété des désirs féminins, cf. « Fausse route » (2003) & « Le conflit, la femme et la mère » (2010). Au lieu de (mé)juger les choix personnels, il est important de valoriser toutes les voies d’épanouissement féminin, de surmonter les clichés, standards, s’affranchir des discours moralistes et célébrer tous les parcours s’ils sont gages de bonheur pour celles et ceux qui les vivent (enfants inclus).

filles et garçons, Dr Catherine Dolto. Éditions Gallimard Jeunesse, collection Giboulées, Mine de rien
filles et garçons, Dr Catherine Dolto. Éditions Gallimard Jeunesse, collection Giboulées, Mine de rien

 

Femme ≠ Homme. Désolée pour celles et ceux qui veulent absolument (faire) croire le contraire…

Ceci n’empêche pas d’acter enfin une égalité des chances, accepter un partage du pouvoir à égalité entre les femmes et les hommes. Sans conditions. Les travaux de Rejane Senac (Twitter @RejaneSenac) permettent de mieux comprendre ce sujet. Interview ici
Rappelons que « l’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des principes fondateurs de l’Union européenne« , où les femmes sont plus nombreuses que les hommes 

Une femme déterminée

Photographe : Anne Mardirossian

#JamaisSansElles est une évidence !

Toutes les conditions sont réunies pour donner vie à cette égalité des chances. Il convient de mieux accueillir les femmes dans toutes sphères sociétales, et ainsi leur permettre de franchir un nouveau degré de libération.

Entre autres éléments, deux dynamiques sociales confirment la possibilité pour les femmes de mieux concilier vie professionnelle et vie privée, affective et familiale, quels que soient leurs choix en ces domaines. 1. La masculinité (paternité inclus) se redéfinit vers une présence plus sensible ; 2. Les technologies numériques, si elles sont déployées pour être mises au service des femmes et des hommes, sont des outils d’émancipation. A lire, cette synthèse RSE.net, septembre 2015  « Tout dépendra de la capacité des employeurs à utiliser ces outils pour leurs salariés, avant de l’utiliser pour la seule performance de leurs entreprises« . Jusqu’à quand le télétravail gris va-t-il prospérer ?  La symétrie des attentions peut apparaître comme la moindre des politesses.

La responsabilité sociale des entreprises se retrouve aussi dans leur capacité à offrir aux salarié.e.s une plus grande latitude dans l’exercice de leur métier de parents. Comme Anne Leguy le souligne en ouverture de son blog heureuxalecole.fr, « Une société ouverte et créatrice prend sa source dans la qualité éducative prodiguée à ses enfants« . Or la délégation parentale aux nourrices et à l’école a trouvé ses limites (inutile de vous faire un dessin :-)).

I want it all, I want it now

Bear market

Bien sûr, « tout savourer en même temps » (zénith professionnel, accueil d’un nouvel enfant,…) est irréaliste. A lire, ce cri du cœur de la journaliste canadienne Amy WesterveltExtrait : « We applaud companies for paying for female employees to freeze their eggs, but don’t push them to give women the space to have children during their actual child-bearing years and come back to work without losing their place in line. (…) Instead of changing the systems, we tell women to lean in (…) It’s a call for society to do better« . Elle souligne aussi le défaut de solidarité entre les femmes en environnement professionnel, les collègues masculins étant finalement plus respectueux de la maternité. Ce défaut de solidarité, tout comme le cliché des femmes envieuses et vicieuses, est vidé de toute réalité dans des environnements moins compétitifs, plus humanistes. Peu de dissertations ou récriminations sur les statuts féminins dans les entreprises libérées étudiées par Isaac Getz et Frederic Laloux ; à partir du moment où chacun(e) est libre d’être soi en respect des autres, l’égalité s’impose d’elle-même.

Nous sommes des êtres humains évolués, et devons nous comporter comme tels, mieux nous considérer les un(e)s les autres. Merci d’accepter qu’il y a sur Terre des milliards de manières d’être Femme. 

La Sagesse, et notamment la sagesse amérindienne contée par les femmes, nous invite à « marcher notre parole », vivre selon nos valeurs et aligner nos paroles et nos actes ; quitte à se désengager de systèmes inadéquats que nous ne pouvons pas changer (en écho, le principe binaire rappelé par un ami récemment : chacun décide de se soumettre ou se démettre).

A voir, ce film sur la beauté et la puissance d’être femme. Énergie féminine positive. Grandeur d’âme. « Today I rise (…) I will walk my path with audacity (…) I reconnect with the many aspects of myself (…) I face my wholeness as a woman & my limitless capacities (…) A movement of resoluteness and concern« .



« Quand chaque femme fait honneur au Soi, de la façon la plus dépouillée possible, l’énergie créatrice devient disponible pour l’ensemble, et cette énergie contribue aux changements qui soutiennent les transformations de l’humanité. Lorsque les femmes ne seront plus perdues, à demander aux autres de leur dire ce qu’elles devraient faire ou comment elles devraient vivre, il y aura de grands changements dans notre monde » Jamie Sans

C’EST MAINTENANT, NON ?

Simone de Beauvoir

Réorienter l’éducation de nos enfants, une priorité


Commençons par une séquence Indignation : les multiples réformes de l’Education Nationale des 20 dernières années n’ont pas eu d’impact massivement positif : désamour du système scolaire, inégalité des chances , mais aussi harcèlement scolaire, moindre employabilité des jeunes, etc.

Nous vivons la 4ème révolution industrielle, combinaison d’innovations scientifiques et technologiques qui drainent des transformations profondes, radicales et pérennes. Voici la liste des  compétences requises à horizon 2020, selon l’Institute For The Future of Work

Future Work Skills 2020

Institute For The Future of Work – http://www.iftf.org

L’EDUCATION, FER DE LANCE DE NOS SOCIETES, doit bel et bien faire sa révolution.

Edgar Morin plaide pour l’intégration de la complexité dans l’enseignement, avec ce manifeste « Les 7 savoirs nécessaires à l’éducation du futur« .

Les Digital Champions européen.ne.s envoient une lettre ouverte aux Ministres des Etats membres de l’Union Européenne pour que l’Education Nationale endosse une (forte) dimension numérique. Constructif, ce courrier vise notamment à « assurer que les compétences numériques soient inclues dans les programmes d’étude de la maternelle à l’enseignement supérieur et l’éducation des adultes. » Progrès en cours en France, si j’en crois Michèle Drechsler, inspectrice Education Nationale, et Nicolas Le Luherne, professeur Histoire-Géo que je suis sur Twitter, @mdrechsler et @ProfLeluherne.
Les professionnels de l’Education Nationale sont de plus en plus connectés, ça fait partie des bonnes nouvelles en la matière ! A regarder régulièrement, Ludovia, chaîne d’information sur le digital et l’éducation.

Ludovia, Culture Numérique à l'école

Ludovia, Digital et Education, Quelle culture numérique à l’école ?

Ceci n’est pas mentionné dans la lettre, mais la formation aux compétences numériques stricto sensu est utilement complétée par l’apprentissage des langues (anciennes et vivantes), qui permet de développer l’intelligence culturelle des enfants dès le plus jeune âge… L’éducation au pluralisme culturel est hautement souhaitable dans notre monde hyperconnecté !

Avec justesse, la lettre invite à « Promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie« , nécessité induite par l’économie de la connaissance (cf. la publication des Entretiens d’Albert Kahn sur l’économie de la connaissance, une éducation tout au long de la vie).

Heureusement, les capacités du cerveau humain sont inouïes !

IL CONVIENT DE MIEUX APPRENDRE, STIMULER LA JOIE D’APPRENDRE

Balthazar et les couleurs de la vie et des rêves aussi

Balthazar et les couleurs de la vie et des rêves aussi. Marie-Hélène Place, illustré par Caroline Fontaine-Riquier. Editions Hatier Jeunesse.

Tout ne se joue plus « avant bac », mais c’est avant 18 ans que l’on apprend à apprendre…

LES ENJEUX DES ECOLES MATERNELLES, PRIMAIRES ET SECONDAIRES SONT IMMENSES :

  • former des citoyens, heureux acteurs responsables de nos sociétés ;
  • développer différentes intelligences ;
  • dispenser les savoirs de base : lire, écrire, compter, (dé)coder,… ;
  • aiguiser la faculté de jugement, l’esprit critique ;
  • susciter la confiance (en soi en les autres) ;
  • booster la créativité, l’envie d’entreprendre ;
  • apprivoiser l’altérité, la complexité

Ces aptitudes, compétences, connaissances, facultés, savoirs,… sont difficilement acquises dans les écoles françaises aujourd’hui ; l’école ne développe pas des esprits suffisamment alertes, curieux, ouverts et créatifs…

De nouvelles grandes réformes sont menées pour inscrire dans la continuité de l’année scolaire des initiatives intéressantes mais ponctuelles : projets citoyens, ateliers culturels associatifs, événements thématiques (semaine du goût, semaines contre le racisme et l’antisémitisme, printemps des poètes, semaine de la presse et des média dans l’école, etc.). Bientôt des expériences numériques immersives proposées aux enfants ? Des forums ouverts, des ateliers « robotique » et « réalité virtuelle », par exemple ?

En parallèle de l’envol numérique, on aimerait que certains savoirs basiques ne soient plus négligés. L’égalité des chances, mal appliquée, peut se transformer en nivellement par le bas. D’aucuns, partisans du « c’était mieux avant », prétendent que l’ancien certificat d’études était meilleur gage de connaissance et débrouillardise que le brevet des collèges actuel. Céline Alvarez, professeure des écoles, a osé le dire haut et fort : « 40% des enfants sortent du CM2 avec des difficultés tellement importantes qu’ils ne pourront pas suivre une scolarité normale au collège. » Elle a démontré courageusement l’efficacité de la pédagogie Montessori dans une classe de maternelle en zone d’éducation prioritaire (zep) ; son expérience de 3 ans, couronnée de succès, n’a pas été reconduite par l’Education Nationale, pour des raisons apparemment plus institutionnelles que rationnelles.

En fait, l’exception de Céline Alvarez réside surtout dans sa transparence vis-à-vis de l’institution et sa médiatisation… De plus en plus de professeurs combinent des méthodes pédagogiques alternatives et traditionnelles pour s’adapter aux nouvelles attentes des élèves, mieux œuvrer à leur réussite et à leur bien-être. A lire ici, une réflexion intéressante sur la mise en pratique de pédagogies actives (suite étude OCDE).

En attendant que l’Education Nationale ait finalisé sa mue, le nombre d’écoles alternatives s’enrichit d’année en année… Une liste ici. On parle d’écoles démocratiques favorisant la créativité, la confiance et la coopération ; des écoles où il fait bon apprendre, respectueuses du rythme biologique des enfants, de leurs mécanismes d’apprentissage ; on y applique les pédagogies Montessori, Steiner ou dérivées. Des écoles saines et libres, en somme. Payantes aussi.

Maria Montessori
Maria Montessori

 

LES PROGRES DE LA PSYCHANALYSE, ASSOCIES AU DEVELOPPEMENT DES NEUROSCIENCES, permettent une meilleure connaissance des besoins des enfants et une reconnaissance de l’enfant dans sa singularité. Le rôle des parents est affirmé ; et la coopération entre professeurs et parents, encouragée.

 

Puisque nous avons choisi de « faire, avoir » des enfants ; pourquoi ne pas mieux les servir ? Les adultes choisissent de devenir parents ; la parentalité est ainsi mieux acceptée comme une responsabilité joyeuse et un métier à vie, à combiner avec des activités rémunératrices.

Les mentalités évoluent… Les hommes s’autorisent à être des Happy Men , soucieux de l’égalité professionnelle femmes-hommes, et savourent le plaisir d’équilibrer leurs temps de vie privée & professionnelle.

De fait, il est de plus en plus facile techniquement, grâce aux outils de travail à distance (technologies numériques), de mener de front parentalité réussie et succès professionnels. En cours : transformation sociale visant à intégrer ces nouvelles pratiques dans les mœurs.

Une fois acceptée l’idée qu’ « être parent est un métier », vient l’envie de « faire L’ECOLE A LA MAISON« …

Sans aller jusqu’à ne plus inscrire leurs enfants à l’école (quoique le mouvement non-sco se développe…), les parents s’intéressent à la psychologie enfantine et s’impliquent dans les apprentissages de leurs enfants. Animés par l’envie de « faire au mieux pour eux« , les parents plébiscitent les « règles » éducatives alternatives, à ne pas confondre avec un gloubiboulga hippie new age : il n’est pas question de laxisme, mais de respect de la personnalité et du rythme de chacun, d’une éducation ferme et bienveillante. Bienvaillante aussi.

On veut mieux respecter les droits de nos petits, « élever nos enfants autrement« … L’auteure du livre éponyme affirme, et je la rejoins, « Être parent, c’est devenir chaque jour un peu plus soi-même« … Devenir pleinement soi. Or les us & coutumes évoluent aussi sûrement que rapidement en ce début de 21ème siècle ; mettre au diapason développements personnel et familial n’est pas une mince affaire ! Des questions contemporaines résident dans les cas de divorce, notamment celle-ci : les décisions de garde alternée impliquant une double résidence (une semaine papa, une semaine maman) sont-elles bien adaptées aux besoins de l’enfant ? Le risque est de  privilégier les envies parentales ou critères financiers au détriment des droits et besoins de l’enfant. Pour autant, on s’adapte, les compétences familiales se diversifient et se développent ; cf travaux de Guy Ausloos « La compétence des familles * Temps, chaos, processus » !

Ne pas hésiter à pratiquer le co-développement en cette matière aussi : apprendre sur soi et sur les autres, par soi-même et avec les autres… Faire vivre la solidarité parentale dans toutes les sphères sociales. Ne pas hésiter à adhérer aux associations de parents d’élèves afin de participer aux progrès des écoles… Ne pas hésiter à sortir de nos cercles privés, fréquenter les maisons vertes (Dolto) et autres associations de quartier pour apprendre ensemble, grandir au rythme de nos enfants… J’ai rencontré récemment un père qui, à l’occasion de la naissance de ses fils (« 2 d’un coup ! »), a créé une association d’échanges entre pères de jumeaux. 7 ans plus tard, les salons de discussion ne désemplissent pas ! Une mère de mon entourage a quant à elle créé une association visant à développer les connaissances numériques des enfants ; une association locale qui organise différents ateliers participatifs : salle comble à chaque fois, les yeux brillants des enfants-makers et de belles volontées croisées de transmettre et recevoir ! Dans le même esprit, l’association « De parents à parents » met en relation les parents qui souhaitent « vivre en harmonie, en cohérence avec eux-mêmes« . Des articles très intéressants en lecture libre sur le site web.

Concrètement, j’ai surtout envie d’écrire que NOS ENFANTS SONT DES MIRACLES ; il convient d’en prendre soin.

Belle question de cet enfant de 13 ans, soutenue par sa maman :


« What if we base education in study & in practice on being happy & healthy? »

Ce garçon est en phase avec les résultats de la plus grande enquête jamais réalisée sur le bonheur, étude et analyse de 764 personnes depuis 1938, par les équipes du Professeur Waldinger, Harvard University.
Les résultats de cette enquête nous questionnent autant qu’ils nous éclairent…

A lire aussi, cette lettre d’un père à ses enfants : « Vous allez vivre dans un futur vertigineux (…) Il faut apprendre à décoder le monde plus qu’à coder des programmes informatiques. »

A lire encore, cette poésie numérique 2016 « You weren’t born for this $#!^ (…) You were born to create on a Monday (…) Worship on a Sunday You were not born to slave every day« 

POUR DIFFERENTES RAISONS, UNE TRANSITION PEDAGOGIQUE EST DONC EXIGEE, NECESSAIRE… Et on peut l’accélérer, en assumant pleinement et joyeusement nos responsabilités, en s’appuyant sur les formidables idées et talents dont nous disposons (French EdTech inclus), que nous développons, sans oublier de redorer le blason de celles et ceux qui exercent l’un des plus beaux métiers du monde, celui de Professeur.

Peut-être est-ce l’occasion de redonner pleinement vie à l’égalité des chances et à la méritocratie ?

Voilà… Quelques pensées, quelques mots qui appellent les vôtres…

Je tiens à remercier sincèrement Isaac Getz, qui m’a encouragée à m’exprimer davantage sur ces sujets… L'(auto-)éducation est bien ma ligne principale. D’autres écrits à venir… Tous vos avis et récits sont les bienvenus. Il y a tant à partager pour assurer des vies libres et responsables, épanouies…

On a besoin de beaucoup, Beaucoup d’AMOUR… Et d’Autonomisation.

Le leadership libérateur, toute une éducation !

Et le temps reprit sa lente traversée de la vie des gens…

Une aventure de Nasredine le Hodja

Les pas sages d'un fou de Kamel Zouaoui. Éditions El Ibriz.

Les pas sages d’un fou de Kamel Zouaoui. Éditions El Ibriz

– Papa, il faut que tu m’expliques, jusqu’à quand les gens continueront-ils de vivre et de mourir ?

– Tu sais Farouk, ils continueront de vivre et de mourir, les gens, tant qu’il restera de la place en enfer et au paradis, et je te souhaite le Paradis. Et puis, mon fils, tu apprendras que les gens qu’on a aimés ne deviendront morts pour de vrai que le jour où on les aura oubliés. Rappelle-toi longtemps de ce vieux tailleur et tu verras qu’il ne sera pas complètement mort. Et puis, quand tu sauras écouter les secrets de l’existence, tu verras que dans la vie les vivants ferment les yeux aux morts, mais les morts, eux, ouvrent les yeux des vivants ! Allez, rentrons maintenant, je suis fatigué et ta mère n’aime pas être dehors la nuit.

– Mais alors, père, dis-moi à quel endroit est-il mieux de se placer lorsque l’on accompagne un cercueil au cimetière pour faire bonne figure devant le Seigneur pendant un enterrement ?

– Mets-toi où tu veux, répond Nasredine, mais s’il te plait, essaye de ne pas être dedans !

Et c’est en communiquant, en se transmettant, en se respectant, en s’aimant tout simplement, que l’on vit cette nuit-là, Nasredine, Farouk et Khadîdja rentrer chez eux, assis tous les trois sur le dos de l’âne.

Je vous ai conté une histoire. Que Dieu fasse qu’elle soit belle, qu’elle soit longue et qu’elle se déroule dans vos âmes comme un long… très long fil… d’Or !

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Amateurs de sagesse malicieuse, vous aimerez lire d’autres contes délicieux de Nasredine le Hodja ici http://nasreddinhodja.blogspot.fr/?m=1 et là http://www.fabiendelorme.fr/textes/nasreddine.html… Vous pouvez aussi vous rendre en librairie, pour le plaisir de les avoir dans votre bibliothèque !

Réflexions de Paul Ricoeur sur l’éthique et la liberté

« On entre véritablement en éthique, quand, à l’affirmation par soi de la liberté, s’ajoute la volonté que la liberté de l’autre soit. Je veux que ta liberté soit. » Paul Ricoeur, in Essai sur l’éthique

Aller plus loin en lisant « La poétique de la liberté dans la réflexion éthique de Paul Ricoeur« 

Pas d'art sans liberté, Ben

Pas d’art sans liberté, Ben