Réorienter l’éducation de nos enfants, une priorité


Commençons par une séquence Indignation : les multiples réformes de l’Education Nationale des 20 dernières années n’ont pas eu d’impact massivement positif : désamour du système scolaire, inégalité des chances , mais aussi harcèlement scolaire, moindre employabilité des jeunes, etc.

Nous vivons la 4ème révolution industrielle, combinaison d’innovations scientifiques et technologiques qui drainent des transformations profondes, radicales et pérennes. Voici la liste des  compétences requises à horizon 2020, selon l’Institute For The Future of Work

Future Work Skills 2020

Institute For The Future of Work – http://www.iftf.org

L’EDUCATION, FER DE LANCE DE NOS SOCIETES, doit bel et bien faire sa révolution.

Edgar Morin plaide pour l’intégration de la complexité dans l’enseignement, avec ce manifeste « Les 7 savoirs nécessaires à l’éducation du futur« .

Les Digital Champions européen.ne.s envoient une lettre ouverte aux Ministres des Etats membres de l’Union Européenne pour que l’Education Nationale endosse une (forte) dimension numérique. Constructif, ce courrier vise notamment à « assurer que les compétences numériques soient inclues dans les programmes d’étude de la maternelle à l’enseignement supérieur et l’éducation des adultes. » Progrès en cours en France, si j’en crois Michèle Drechsler, inspectrice Education Nationale, et Nicolas Le Luherne, professeur Histoire-Géo que je suis sur Twitter, @mdrechsler et @ProfLeluherne.
Les professionnels de l’Education Nationale sont de plus en plus connectés, ça fait partie des bonnes nouvelles en la matière ! A regarder régulièrement, Ludovia, chaîne d’information sur le digital et l’éducation.

Ludovia, Culture Numérique à l'école

Ludovia, Digital et Education, Quelle culture numérique à l’école ?

Ceci n’est pas mentionné dans la lettre, mais la formation aux compétences numériques stricto sensu est utilement complétée par l’apprentissage des langues (anciennes et vivantes), qui permet de développer l’intelligence culturelle des enfants dès le plus jeune âge… L’éducation au pluralisme culturel est hautement souhaitable dans notre monde hyperconnecté !

Avec justesse, la lettre invite à « Promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie« , nécessité induite par l’économie de la connaissance (cf. la publication des Entretiens d’Albert Kahn sur l’économie de la connaissance, une éducation tout au long de la vie).

Heureusement, les capacités du cerveau humain sont inouïes !

IL CONVIENT DE MIEUX APPRENDRE, STIMULER LA JOIE D’APPRENDRE

Balthazar et les couleurs de la vie et des rêves aussi

Balthazar et les couleurs de la vie et des rêves aussi. Marie-Hélène Place, illustré par Caroline Fontaine-Riquier. Editions Hatier Jeunesse.

Tout ne se joue plus « avant bac », mais c’est avant 18 ans que l’on apprend à apprendre…

LES ENJEUX DES ECOLES MATERNELLES, PRIMAIRES ET SECONDAIRES SONT IMMENSES :

  • former des citoyens, heureux acteurs responsables de nos sociétés ;
  • développer différentes intelligences ;
  • dispenser les savoirs de base : lire, écrire, compter, (dé)coder,… ;
  • aiguiser la faculté de jugement, l’esprit critique ;
  • susciter la confiance (en soi en les autres) ;
  • booster la créativité, l’envie d’entreprendre ;
  • apprivoiser l’altérité, la complexité

Ces aptitudes, compétences, connaissances, facultés, savoirs,… sont difficilement acquises dans les écoles françaises aujourd’hui ; l’école ne développe pas des esprits suffisamment alertes, curieux, ouverts et créatifs…

De nouvelles grandes réformes sont menées pour inscrire dans la continuité de l’année scolaire des initiatives intéressantes mais ponctuelles : projets citoyens, ateliers culturels associatifs, événements thématiques (semaine du goût, semaines contre le racisme et l’antisémitisme, printemps des poètes, semaine de la presse et des média dans l’école, etc.). Bientôt des expériences numériques immersives proposées aux enfants ? Des forums ouverts, des ateliers « robotique » et « réalité virtuelle », par exemple ?

En parallèle de l’envol numérique, on aimerait que certains savoirs basiques ne soient plus négligés. L’égalité des chances, mal appliquée, peut se transformer en nivellement par le bas. D’aucuns, partisans du « c’était mieux avant », prétendent que l’ancien certificat d’études était meilleur gage de connaissance et débrouillardise que le brevet des collèges actuel. Céline Alvarez, professeure des écoles, a osé le dire haut et fort : « 40% des enfants sortent du CM2 avec des difficultés tellement importantes qu’ils ne pourront pas suivre une scolarité normale au collège. » Elle a démontré courageusement l’efficacité de la pédagogie Montessori dans une classe de maternelle en zone d’éducation prioritaire (zep) ; son expérience de 3 ans, couronnée de succès, n’a pas été reconduite par l’Education Nationale, pour des raisons apparemment plus institutionnelles que rationnelles.

En fait, l’exception de Céline Alvarez réside surtout dans sa transparence vis-à-vis de l’institution et sa médiatisation… De plus en plus de professeurs combinent des méthodes pédagogiques alternatives et traditionnelles pour s’adapter aux nouvelles attentes des élèves, mieux œuvrer à leur réussite et à leur bien-être. A lire ici, une réflexion intéressante sur la mise en pratique de pédagogies actives (suite étude OCDE).

En attendant que l’Education Nationale ait finalisé sa mue, le nombre d’écoles alternatives s’enrichit d’année en année… Une liste ici. On parle d’écoles démocratiques favorisant la créativité, la confiance et la coopération ; des écoles où il fait bon apprendre, respectueuses du rythme biologique des enfants, de leurs mécanismes d’apprentissage ; on y applique les pédagogies Montessori, Steiner ou dérivées. Des écoles saines et libres, en somme. Payantes aussi.

Maria Montessori
Maria Montessori

 

LES PROGRES DE LA PSYCHANALYSE, ASSOCIES AU DEVELOPPEMENT DES NEUROSCIENCES, permettent une meilleure connaissance des besoins des enfants et une reconnaissance de l’enfant dans sa singularité. Le rôle des parents est affirmé ; et la coopération entre professeurs et parents, encouragée.

 

Puisque nous avons choisi de « faire, avoir » des enfants ; pourquoi ne pas mieux les servir ? Les adultes choisissent de devenir parents ; la parentalité est ainsi mieux acceptée comme une responsabilité joyeuse et un métier à vie, à combiner avec des activités rémunératrices.

Les mentalités évoluent… Les hommes s’autorisent à être des Happy Men , soucieux de l’égalité professionnelle femmes-hommes, et savourent le plaisir d’équilibrer leurs temps de vie privée & professionnelle.

De fait, il est de plus en plus facile techniquement, grâce aux outils de travail à distance (technologies numériques), de mener de front parentalité réussie et succès professionnels. En cours : transformation sociale visant à intégrer ces nouvelles pratiques dans les mœurs.

Une fois acceptée l’idée qu’ « être parent est un métier », vient l’envie de « faire L’ECOLE A LA MAISON« …

Sans aller jusqu’à ne plus inscrire leurs enfants à l’école (quoique le mouvement non-sco se développe…), les parents s’intéressent à la psychologie enfantine et s’impliquent dans les apprentissages de leurs enfants. Animés par l’envie de « faire au mieux pour eux« , les parents plébiscitent les « règles » éducatives alternatives, à ne pas confondre avec un gloubiboulga hippie new age : il n’est pas question de laxisme, mais de respect de la personnalité et du rythme de chacun, d’une éducation ferme et bienveillante. Bienvaillante aussi.

On veut mieux respecter les droits de nos petits, « élever nos enfants autrement« … L’auteure du livre éponyme affirme, et je la rejoins, « Être parent, c’est devenir chaque jour un peu plus soi-même« … Devenir pleinement soi. Or les us & coutumes évoluent aussi sûrement que rapidement en ce début de 21ème siècle ; mettre au diapason développements personnel et familial n’est pas une mince affaire ! Des questions contemporaines résident dans les cas de divorce, notamment celle-ci : les décisions de garde alternée impliquant une double résidence (une semaine papa, une semaine maman) sont-elles bien adaptées aux besoins de l’enfant ? Le risque est de  privilégier les envies parentales ou critères financiers au détriment des droits et besoins de l’enfant. Pour autant, on s’adapte, les compétences familiales se diversifient et se développent ; cf travaux de Guy Ausloos « La compétence des familles * Temps, chaos, processus » !

Ne pas hésiter à pratiquer le co-développement en cette matière aussi : apprendre sur soi et sur les autres, par soi-même et avec les autres… Faire vivre la solidarité parentale dans toutes les sphères sociales. Ne pas hésiter à adhérer aux associations de parents d’élèves afin de participer aux progrès des écoles… Ne pas hésiter à sortir de nos cercles privés, fréquenter les maisons vertes (Dolto) et autres associations de quartier pour apprendre ensemble, grandir au rythme de nos enfants… J’ai rencontré récemment un père qui, à l’occasion de la naissance de ses fils (« 2 d’un coup ! »), a créé une association d’échanges entre pères de jumeaux. 7 ans plus tard, les salons de discussion ne désemplissent pas ! Une mère de mon entourage a quant à elle créé une association visant à développer les connaissances numériques des enfants ; une association locale qui organise différents ateliers participatifs : salle comble à chaque fois, les yeux brillants des enfants-makers et de belles volontées croisées de transmettre et recevoir ! Dans le même esprit, l’association « De parents à parents » met en relation les parents qui souhaitent « vivre en harmonie, en cohérence avec eux-mêmes« . Des articles très intéressants en lecture libre sur le site web.

Concrètement, j’ai surtout envie d’écrire que NOS ENFANTS SONT DES MIRACLES ; il convient d’en prendre soin.

Belle question de cet enfant de 13 ans, soutenue par sa maman :


« What if we base education in study & in practice on being happy & healthy? »

Ce garçon est en phase avec les résultats de la plus grande enquête jamais réalisée sur le bonheur, étude et analyse de 764 personnes depuis 1938, par les équipes du Professeur Waldinger, Harvard University.
Les résultats de cette enquête nous questionnent autant qu’ils nous éclairent…

A lire aussi, cette lettre d’un père à ses enfants : « Vous allez vivre dans un futur vertigineux (…) Il faut apprendre à décoder le monde plus qu’à coder des programmes informatiques. »

A lire encore, cette poésie numérique 2016 « You weren’t born for this $#!^ (…) You were born to create on a Monday (…) Worship on a Sunday You were not born to slave every day« 

POUR DIFFERENTES RAISONS, UNE TRANSITION PEDAGOGIQUE EST DONC EXIGEE, NECESSAIRE… Et on peut l’accélérer, en assumant pleinement et joyeusement nos responsabilités, en s’appuyant sur les formidables idées et talents dont nous disposons (French EdTech inclus), que nous développons, sans oublier de redorer le blason de celles et ceux qui exercent l’un des plus beaux métiers du monde, celui de Professeur.

Peut-être est-ce l’occasion de redonner pleinement vie à l’égalité des chances et à la méritocratie ?

Voilà… Quelques pensées, quelques mots qui appellent les vôtres…

Je tiens à remercier sincèrement Isaac Getz, qui m’a encouragée à m’exprimer davantage sur ces sujets… L'(auto-)éducation est bien ma ligne principale. D’autres écrits à venir… Tous vos avis et récits sont les bienvenus. Il y a tant à partager pour assurer des vies libres et responsables, épanouies…

On a besoin de beaucoup, Beaucoup d’AMOUR… Et d’Autonomisation.

Le leadership libérateur, toute une éducation !

Initiation au pluralisme culturel à l’heure d’Internet, kaléidoscope informationnel et culturel


Postulat de départ en forme d’espoir : les êtres humains n’ont pas vocation à devenir des clones épanouis dans des sociétés aseptisées. Lire ici la déclaration universelle sur la diversité culturelle, UNESCO, 2001

« Il n’y a plus d’étrangers en ce siècle, il n’y a plus que des compagnons de voyage (…) Que nos contemporains habitent de l’autre côté de la rue ou à l’autre bout de la terre, ils ne sont qu’à deux pas de chez nous (…) Nous ne pouvons plus nous permettre de connaître « les autres » de manière approximative, grossière. » Amin Maalouf

Aujourd’hui, nous nous appelons facilement « citoyens du monde« . Nous voyageons souvent, et sommes plus de 3 milliards à accéder à Internet, véritable kaléidoscope informationnel et culturel. Les médias sociaux y jouent le rôle d’amplificateurs des faits, opinions et ressentis partagés par les internautes.

L’éducation au pluralisme culturel devient encore plus essentielle.

En France, la diversité culturelle est une évidence qui se vit au quotidien. Dans les écoles de la République se rencontrent Edouard, blondinet à lunettes ; Julia, surdouée à tendance hyperactive ; Victoire, qui a deux mamans ; Salomon, qui partage sa vie entre « chez papa » et « chez maman » une semaine sur deux ; Kim, née en Chine… Il y a aussi Paolina qui aime le foot, Noé qui préfère les billes, Anatole qui voit toujours rouge, Lucia qui pleure dès qu’on la regarde dans les yeux, Abdoulaye tout timide, et Nouri qui « n’écoute jamais rien et parle toujours très fort »…

Si on leur conte l’évidence « vous êtes différents, vous n’avez pas la même vie », on stigmatise chacun(e) dans sa singularité. Pour leur apprendre la tolérance, on leur explique « nous sommes tous différents, nous coexistons sur la même planète » ; et on imagine ensemble les modalités. Par exemple, leur enseigner une pratique saine de gestion des incompréhensions et désaccords, Le Petit Prince en appui : oser investiguer, chercher à comprendre, interroger les principaux intéressés (« pourquoi ? »). Finalement, n’est-ce pas la moindre des politesses ? Dans une optique de solidarité, fraternité universelle, on initie le dialogue sur un résolu « nous sommes différents, je t’accepte tel(le) que tu es »… Intuitu personae.

Dans tous les cas, rencontrer « l’autre » implique d’aller au-delà de nos sensations immédiates, perceptions individuelles, prismes déformants. Reporter notre jugement.

Ce n’est pas facile… Cette auto-éducation se poursuit tout au long de notre vie.

Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre. Marie Curie

Ci-après, quelques ressources culturelles pour développer notre intelligence altruiste : connaissance de la Terre et ses habitants, curiosité, bienveillance, ouverture d’esprit… 

Tout d’abord, écouter des musiques de tous horizons. Les collections « Enfance » des éditions musicales proposent de très belles collections « musiques du monde » pour ouvrir nos oreilles à toutes les sonorités de la planète et entrer dans toutes cultures avec une clé mélodique.

Basiquement, ouvrir un Atlas mondial, faire tourner une mappemonde… Mais aussi naviguer sur Google Earth, ou emprunter les yeux de la NASA (liste des applications ici) et regarder l’espace, la Terre vue du ciel, les océans, et même Mars !

Quelques trésors de Littérature Jeunesse…

Avec Sept milliards de visages, on fait le tour du monde de nos différences : de la couleur de nos cheveux à nos métiers, en passant par nos styles vestimentaires et nos croyances. Une petite encyclopédie … Et cette magnifique conclusion « Alors, n’est-ce pas merveilleux un monde où personne ne ressemble à personne ?« 

Sept milliards de visages, de Peter Spier. Éditions l'école des Loisirs

Sept milliards de visages, de Peter Spier. Éditions l’école des Loisirs

 

L’animhommerie de Monsieur Larsen, « catalogue vivant de personnages fantastiques qui existent vraiment », « spectacle unique au monde » où nous sommes invités à entrer sans frapper, tous bienvenus. On y rencontre le Zèbrhomme, « à la fois noir et blanc, le racisme est pour lui quelque chose d’inconcevable, d’offensant et d’épouvantable ». Il y a aussi la Girafemme, qui, peut-être, décrypte les étoiles ; le Colivret de poèmes, qui « vole avec ses poèmes dans le ciel, et qui les lit s’envole avec eux » ; le Camelacteur, … Et bien d’autres encore.

On retrouve un peu de nous et de nos rencontres dans chacune de ces créatures ; c’est un formidable voyage au pays des (extra-)terriens. 

L'animhommerie de Monsieur Larsen, Aitana Carrasco & Daniel Monedero

L’animhommerie de Monsieur Larsen, Aitana Carrasco & Daniel Monedero

 

L’école de Léon, rentrée à l’école maternelle… Découverte d’un nouvel environnement, des règles de vie… Et des camarades de classe, à apprivoiser. On retrouvera sans doute un peu de nos copines/copains d’école en nos collègues de travail… Au-delà des apprentissages académiques, l’école est surtout l’école de la vie.

 

L'école de Léon, de Serge Bloch. Éditions Albin Michel Jeunesse

L’école de Léon, de Serge Bloch. Éditions Albin Michel Jeunesse

 

Avec Matin brun, on comprend la discrimination et ses conséquences. C’est une nouvelle de 11 pages sur la « vie ordinaire de gens ordinaires dans un État totalitaire », sur le caractère implacable et graduel de l’intolérance. Ce récit nous incite à nous sentir concernés par toute pratique discriminatoire. Même si nous ne sommes pas visés de prime abord.

Ce livre est plutôt rédigé à l’attention de collégiens, mais c’est une excellente base pour affûter l’esprit critique des plus jeunes. Par exemple, on peut s’amuser à inventer ensemble un système de pratiques discriminatoires, comportant des règles aussi iniques que loufoques, assorties de sanctions ; et imaginer les réactions de M. Couard et Mme Bienpensance. Exemple :  amende de 100 euros pour tout port de vêtements rouges (« le rouge est la couleur du scandale, ils ont bien raison de promulguer une telle interdiction »), puis bannissement des chiens d’origine française (« tant mieux, je ne supportais plus le chien de la voisine, il aboie tout le temps »), puis emprisonnement des hommes de moins de 35 ans s’appelant Martin (« mince, mon ami Martin… Que va-t-il devenir ? »), et enfin, interdiction totale du vert sous toutes ses formes orales, écrites, dessinées… avec des sanctions te-rri-bles (« aïe, mes tableaux, ma robe, mon salon,…. Mes yeux !,… »).

Matin brun, Franck Pavloff

Matin brun, Franck Pavloff

Il y a aussi cette planche de bande-dessinée, qui explique avec humour et fermeté l’importance de respecter les paroles contraires, privilégier le dialogue à la violence. La liberté d’expression n’est pas négociable.

Enfin, cette chanson, ode à la diversité culturelle de la France, qu’un professeur a eu l’intelligence d’enseigner à ses élèves d’école élémentaire suite aux attentats qui ont frappé Paris début janvier 2015.

 

A l’écoute de vos idées…