#AlerteRéputation Quelqu’un m’a dit que…

Mon petit doigt me dit que souvent les méchants se gargarisent de doucereuses et fausses paroles, de conseils d’ennemis ; que les paresseux se laissent bercer par la voix d’étranges officiants, sans challenger leurs paroles… Il me dit aussi de me méfier des apporteurs de mauvaises nouvelles ; les mauvaises affaires les suivent. Pas toujours, ceci dit.

« Bonne renommée bien acquise vaut mieux que ceinture dorée » :)

Alors, esprit grand ouvert, je mets mes œillères informationnelles et travaille à me former une parole impeccable🎓. Le 1er accord toltèque, en écho aux lois du langage, est un premier long travail, un peu déconnecté des ambiances cocktail networking où chacun.e joue sa vie dans son personal branding et prend les histoires de réputation très au sérieux ; mais tellement nécessaire.

Problématiques telles que : médisance, désinformation

http://www.cnrtl.fr/definition/médisance

http://www.cnrtl.fr/definition/médisance

Risques nombreux, dont : consociabilité, isolement… Des opportunités de belles rencontres manquées. Aussi : la médisance reviendrait vers son auteur.e comme un boomerang 7 fois plus fort…

Pistes de solutions : Oreilles et yeux sont difficiles à préserver ; pour la bouche, on peut faire des efforts… Le rire joyeux est tellement plus sain que le rire moqueur.

Maximes des Pères

Maximes des Pères

La voie de la maîtrise de soi, selon Don Miguel & José Ruiz

La voie de la maîtrise de soi, selon Don Miguel & José Ruiz

 

Le Petit Prince

Le Petit Prince, Saint Exupery

 

 

 

 

#Education Leçons des pionniers de l’#EducationNouvelle 1918-1939

Merci à la Ligue de l’Enseignement pour la présentation de l’excellent documentaire « Révolution école (1918-1939)« , de Joanna Grudzinska assistée de Léa Todorov.

« C’est l’histoire d’une révolution de velours, celle de l’éducation. Au lendemain de la Première guerre mondiale, en Europe, des pédagogues désignent le coupable de la catastrophe : l’école, qui a fabriqué de « braves soldats ». Il faut construire la Paix. Comment éduquer la nouvelle génération sans surveiller et punir ? Comment éduquer à l’émancipation ? »

Ligue internationale pour l'éducation nouvelle

« Quand la guerre s’achève, l’éducation leur apparaît comme la seule possibilité révolutionnaire. »

Source : http://clioweb.canalblog.com/archives/2016/09/09/34299265.html

L’idée de ces radicaux éclairés est d' »inventer une éducation nouvelle pour un enfant nouveau qui ne fera plus jamais la guerre« . Sous l’impulsion d’Elisabeth Rotten & Beatrice Ensor, la « Ligue internationale pour l’éducation nouvelle » (LIEN), laboratoire d’expérimentation pédagogique, est fondée. À lire, la première « Revue pour l’ère nouvelle », revue internationale d’éducation nouvelle. Au sommaire : psychologie de l’enfant, biogénétique, joie dans l’éducation, école active, self government,… Des thèmes encore actuels. Ici, l’histoire mouvementée de la Ligue, nourrie de riches débats tels celui sur l’éducation naturelle. Notable fut l’intervention de Carl Gustav Jung lors du congrès pour l’Education Nouvelle de 1923, sur le thème « comment libérer l’énergie créatrice de l’enfant ?« . Dossier en anglais : New Education Fellowship

A NEW EDUCATION FOR A NEW ERA

Je me permets quelques lignes sur ces révolutionnaires, scientifiques, médecins… étudiants chercheurs et professeurs…

Adolphe Ferriere lance le mouvement international de rénovation pédagogique… École active ! Plus d’infos ici sur son œuvre, qui n’est « pas d’abord pédagogique mais plutôt une anthropologie doublée d’une philosophie sociale« . Inclus, le récit de son expérience de havre pédagogique, Le Home « Chez nous ».

Célestin Freinet veut permettre l’acquisition du savoir pour tous. En fait, de retour de la 1ère guerre mondiale avec le souffle coupé, il lui est impossible de faire cours sur estrade. Pragmatique, il décide de se promener avec sa classe, et en récolte les bienfaits. Plus tard, invité par la femme de Lénine, Freinet se rend en Union Soviétique & découvre les règles d’éducation définies pour l’idéal socialisme prolétarien : quelques heures de travail en usine et apprentissage en « self government ». « Ainsi il se formera une véritable élite ; or c’est d’une élite dont nous avons le plus besoin« . En comparaison avec le système français, il remarque : « nos étudiants vont à l’école non pas pour apprendre à vivre mais pour apprendre à étudier dans des livres, et obéir« .

La suite ? Après les guerres civiles, la Russie ouvre des colonies pour enfants des rues. Sous la houlette d’Anton Marenko, les méthodes éducatives deviennent autoritaires. Objectif : produire en masse la main d’œuvre nécessaire à la construction de l’URSS.

Quant à Freinet, il consomme sa rupture avec l’Education Nationale et ouvre une nouvelle école à St Paul de Vence, en 1937. L’un de ses crédos est le suivant : « Quand la peur est inexistante, le mensonge diminue et disparaît« . Quelques années plus tard, interné dans les camps de Vichy, il rédige ses textes pédagogiques fondamentaux… Ses idées font encore école (idées d’applications ici)

En Allemagne, Paul Geheeb prône la co-éducation des garçons et des filles, pré-requis à la fin de la suprématie masculine. La nudité est érigée en liberté « Être nu, c’est être libre »… Jardin d’Eden. Au fronton de son école Odenwald : « Deviens ce que tu es« … L’ordre, s’il doit exister, vient de l’enfant lui-même ; il abandonne la relation fondée sur le pouvoir ; c’est la fin de l’estrade, de la peur.

Malheureusement, l’enfance est le terrain d’expérience du nazisme ; son école est remaniée de force. Le 1er apprentissage dispensé devient le lancer de grenades, et des films violents où l’on voit les forts écraser les faibles, y sont projetés. Geheeb, désespéré, constate que ses élèves font volontiers partie des jeunesses hitleriennes… Avec l’aide de son ami A.Ferriere, il s’exile en Suisse où il fonde l‘Ecole d’Humanité. Regain.

Pour Janusz Korczak, la conséquence du nazisme fut la mort. Mais la puissance de son message subsiste. Premier défenseur des droits des enfants, fondateur de la « République des enfants« , Janusz Korczak dirigeait en Pologne deux écoles (juive / catholique) fonctionnant en autogestion, sur la base d’une charte commune écrite par ses soins. En 1942, il est conduit du ghetto de Varsovie (où il faisait classe « comme d’habitude ») au camp d’extermination de Treblinka. Il a refusé de fuir sans ses élèves. Plus d’informations sur son immense héritage ici

Si le salut vient, il viendra des enfants car ils sont les créateurs de l'humanité

Maria Montessori

En Italie, Maria Montessori initie ses jardins d’enfants, subventionnés par Mussolini jusqu’en 1934 (date de son refus de faire porter le costume fasciste à ses élèves) . Lors du congrès Education Nouvelle de Locarno (1927), elle plaide pour la nécessité des limites, le besoin des enfants d’obéir à des règles. Selon ses règles, chacun.e apprend à son rythme, en faisant. « Nous ne pouvons pas savoir les conséquences de l’étouffement d’un acte spontané… Il faut arrêter de confondre le bien avec l’immobilité et le mal avec l’activité« .

Alexander S Niell affirme quant à lui : « Je ne vois aucune vertu dans l’ordre ». Selon lui, les enfants les plus névrosés sont ceux qui ont grandi avec une éducation religieuse. Il décide donc de libérer les enfants de toute castration moralisatrice ; ils sont libres d’apprendre ou non. A la fin des années 30, il déplore les impossibles progrès tant que l’éducation est une branche de profit de la société.

Extrait du documentaire sur Vimeo:

 

ET AUJOURD’HUI EN FRANCE ?

Équité et excellence sont des notions encore peu vivaces, l’échec scolaire est souvent vu comme une fatalité… Bien coordonner mixités scolaire et sociale reste un objectif à atteindre. Cf. résultats enquête PISA (suivi des acquis). Réorienter l’éducation de nos enfants est une priorité, et nous ne manquons pas d’inspirations… Il est grand temps d’expirer à grande échelle ! L’Education Nationale ne fonctionne pas en huis clos… Une réforme française globale et profonde est en gestation ; tous les efforts de mobilisation citoyenne progressent en ce sens.

A new education for a new era

Charte Education Nouvelle, 1921

« Rendre l’enfant heureux, c’est faire de lui, plus tard, un homme meilleur »

S’engager en faveur des femmes, filles, mères et grand-mères

Led By Her

Led By Her


S’engager au sein de Led By Her

Chercher à donner une nouvelle vie à un engagement social fortement teinté de solidarité féminine, et rejoindre la communauté Led By Her, devenir mentor. A l’esprit, un fait, têtu : les enfants et les femmes sont les premières victimes des crises, quelles qu’elles soient, partout dans le monde. Ce n’est pas acceptable.

Découvrir des personnes résolument modernes décidées à accompagner des femmes en difficulté, leur permettre de reprendre leur vie en main. Un levier d’action : l’entrepreneuriat. Les femmes ne sont-elles pas, par essence, des chefs d’entreprises ? Et leurs entreprises sont fructueuses, à impacts positifs multiples. 

UN ÊTRE HUMAIN EST UN MONDE ENTIER À LUI TOUT SEUL 

J’ai finalement l’occasion de rencontrer une femme formidable, ma « mentorée »… Dès le 1er rendez-vous, la nature de la relation est claire : nous sommes partenaires, et œuvrons à la réussite de ses projets. Ca va très bien se passer.

En lecture rapide, le bénévolat vaut bienveillance et générosité en forme de don unilatéral… Certains y verront même une charité complaisante ou une stratégie d’évitement de leurs vies personnelles. Dans les faits, cet engagement civique est une vraie belle façon d’améliorer le monde en prenant du plaisir… Le plaisir de relations humaines enrichissantes épurées de toute forme de médisance ou compétition, des rencontres propices aux voyages… Un être humain est un monde entier à lui tout seul, et il ne tient qu’à nous d’interconnecter nos mondes pour nous assurer un bel avenir.

Le Playground

Le Playground

 

Apprendre encore & encore… Et danser, respirer avec le cœur

L’acceptation du « tous humains » (égalité intrinsèque et interdépendance) est ressortie clairement d’une formation arcLeader coach Le Playground offerte ce week-end par Led By Her à ses mentors. Nous nous sommes retrouvés entre curieux vendredi en fin d’après-midi, accueillis tels que nous étions (chacun son chemin de vie, son niveau de conscience…). Et nous nous sommes quittés dimanche un peu différents, en nous remerciant, interpelés si ce n’est transformés par cette expérience de 48H de développement personnel multidimensionnel ensemble, encore plus convaincus de la nécessité de parler « de cœur à cœur » (en évitant « les sots et les railleurs », NDLR). There’s something extraordinary happening in the world

Bientôt, la fête de Noël @LedByHer, le mardi 13 décembre. Inscriptions encore ouvertes.

L’esprit de Noël, c’est tous les jours en ce moment.

Amour, compassion, pardon… Entre égoïsme et altruisme


Maximes des Pères

Maximes des Pères

Commencer avec une mise en exergue contemporaine des « Maximes des Pères » aux éditions de l’éclat / éclats : « Si je ne me soucie pas de moi, qui se souciera de moi ? Si je ne me soucie que de moi, qui suis-je ? Et si ce n’est pas maintenant, quand ? »

L'art de la compassion

Sa Sainteté le Dalaï-lama

Continuer avec le livre « L’art de la compassion ; atteindre la sérénité, le calme et la sagesse« , de Sa Sainteté le Dalaï-lama. Éditions Aventure secrète.

En introduction, le texte d’un discours prononcé à New York en 1999, où le Dalaï-lama s’affirme en tant qu’être humain tout comme nous, « doté du même potentiel », puis pose la question d’une morale laïque… S’en suit un bref exercice de sagesses et religions comparées ; toutes exhortent à l’amour, à la compassion et au pardon… Non-violence. La sagesse est un fait d’amour universel

Pour guider nos pas sur cette voie, le Dalaï-lama nous offre cette prière :

« Aussi longtemps que demeure l’espace, aussi longtemps que demeurent des êtres sensibles, je demeurerai pour aider, pour servir, pour apporter ma propre contribution ».

Les grands maîtres spirituels auraient « tous atteint l’état d’éveil à la suite d’un changement radical d’attitude envers eux-mêmes et autrui ». L’amour centré sur soi et l’avidité sont considérés comme « deux ennemis jumeaux, des sources jumelles de non-vertu« … L’objectif est d' »embrasser la cause du bonheur de tous les êtres sensibles » ; vœu prononcé par les bouddhistes lors de la « cérémonie du rayonnement du vœu d’éveil de l’esprit d’altruisme ».

Mes pensées voguent doucement vers Mère Teresa, qui a bien exprimé la difficulté d’appliquer ce vœu dans nos vies quotidiennes, hors monts ensoleillés, dates et lieux consacrés… Profession de foi aussi active que consciente, pour vivre en résonance avec son âme. Les êtres humains sont tous des étincelles divines

Bienveillance humaniste

Retour aux questionnements d’Hillel : « Si je ne me soucie pas de moi, qui se souciera de moi ? Si je ne me soucie que de moi, qui suis-je ? Et si ce n’est pas maintenant, quand ? »

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L'amour universel est la seule norme exacte des relations humaines

Amour et Paix, une union spirituelle

« Chaque être humain est un monde entier à lui tout seul »

Les religions et philosophies sapientales orientent vers une intelligence relationnelle capacitante, coopérante et bienveillante… Invitation à emprunter les voies de la paix. Douceur.

AMOUR UNIVERSEL, AMOUR FRATERNEL
Amor, Amore, Amour, Love, Liebe, Liefde,
‎אהבה , ‫حبّ‬

L´AMOUR UNIVERSEL EST LA SEULE NORME EXACTE DES RELATIONS HUMAINES

L'amour universel est la seule norme exacte des relations humaines

Deux phrases bibliques à méditer, appliquer :

  • Ce que tu détestes pour toi-même, ne le fais pas à ton prochain.
  • Aime ton prochain comme toi-même.

Deux pré-requis implicites :

  • se connaître soi-même,
  • et décider de prendre soin de soi (sans ego surdimensionné)

Le cœur humain est un diamant ; l’amour est une énergie renouvelable… Et la vie humaine est une œuvre d’art…

À écouter, cette interview d’Idrîs de Vos, sur l’amour universel, prise de conscience d’un « héritage sans rivage »

 

PAIX UNIVERSELLE, PAIX MULTIPLE
Paz, Pace, Paix, Peace, Frieden, Vrede, ‫שלו , سلام  

Chaque être humain est un monde entier à lui tout seul, la paix universelle est multiple. Tous humain.e.s, tous uniques.

L’islam, religion de paix, décrit bien la djihad, ce combat intérieur, psychologique et spirituel, qui anime tout être humain pour donner le meilleur de lui-même : “Réponds à la mauvaise action par l’action la meilleure.” (Le Coran, XXXXI, 34 – VIIe siècle). En écho, « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font« … Jésus, invitant à tendre l’autre joue… Et l’insistance de la cabbale lourianique (Isaac Louria Achkenazi, surnommé ha Ari, le saint lion) sur l’importance et la puissance de chacun de nos actes, paroles et pensées ; avec les 3 notions fondamentales de tsimtsoum (contraction), chevira (brisure des vases) et tikkoun (réparation, amélioration).

AUJOURD’HUI : prendre conscience de l’interdépendance des êtres naturels (« Tu es donc je suis », Satish Kumar) et entrer en « transcendanse« , ré-apprendre à vivre ensemble, en harmonie : respecter les singularités et valoriser les potentialités… Améliorer le monde.

Selah Stetié

Selah Stetié

Innovation managériale en famille… Liberté & responsabilité.

Le MOOC Innovation Managériale met en évidence le parallèle entre management / leadership en entreprise et en famille. Belles explorations… Merci !

Il est vrai que nous sommes, à quelques détails près, les mêmes personnes au bureau et à la maison… Et les mentalités évoluent globalement. Difficile de déterminer une norme familiale dans notre société en transformation, et une méthode éducative unique pour tous. L’heure est à l’adaptation, à l’innovation.

Intéressée par le thème, je me permets de reprendre ici quelques réponses, dont les miennes, au mini-défi 8 du MOOC : Management responsabilisant en famille.

Photographié par Anne Mardirossian (Flickr)

Photographié par Anne Mardirossian (Flickr)

« Management responsabilisant » en écho à la qualité de gestionnaire du chef de famille (mater ou pater familias) plus admise socialement que la notion de leader libérateur ou libératrice. Les sujets se rejoignent.

Inspirée par le MOOC, une mère a décidé d’exonérer sa fille de l’obligation d’apprendre ses poésies assise sur une chaise, face à la table. La petite a ainsi pu choisir son endroit idéal : allongée sur le tapis, puis assise sur son lit, debout face à la fenêtre… Résultat : poésie mémorisée avec plaisir et plus rapidement. Vertu du flexiwork…
La mère, en observant sa fille ainsi coincée sur sa chaise, s’est rappelée les longues heures de réunions où, « bloquée sur sa chaise », son pied s’agite et son esprit vogue vers d’autres cieux en s’impatientant… En reflet, sans attendre d’être elle aussi autorisée à vivre ses réunions autrement, elle n’impose plus cette fausse bienséance à sa fillette, tout à fait capable de choisir « comment » elle accomplit l’obligation de faire ses devoirs. Selon le baromètre 2016 Wisembly-IFOP, 42% des réunions sont improductives… Des solutions existent.
Un père raconte quant à lui un exercice d’auto-censure : rester sur le canapé tandis que sa fille peine à ouvrir une porte en râlant, et ainsi ne plus apparaître comme « celui qui sait mieux qu’elle ». Confiant, il l’encourage à distance « ce n’est pas une petite porte qui va résister à ma grande fille… » La fillette, surprise, cesse de râler et s’applique, se concentre sur la tâche à accomplir. Ça marche, la porte s’ouvre ! Deux sourires vainqueurs s’affichent sur les visages du père et sa fille.

Et si, au bureau, les équipes étaient suffisamment (in)formées pour être libres de réfléchir par elles-mêmes, sans consulter le manager à chaque difficulté ? « Celui qui fait sait », Jean-François Zobrist

Ci-dessous, deux scénarii simples de la vie quotidienne comparant trois styles de management.

A- Choix du dîner… Et si chacun.e participait ?

Méthode directive : les parents choisissent le menu en fonction des aliments disponibles, et selon les goûts connus de chaque membre de la famille.
Méthode plus participative : les parents vérifient les aliments disponibles et proposent aux membres de la famille différentes options. Chacun choisit son menu, tous cuisinent ensemble, selon capacités (âges, fatigue).
Méthode responsabilisante : Tous vérifient les aliments disponibles, et chacun émet un avis, imagine un menu à son goût, selon une base commune (ça reste simple…). Exemple : boulgour pour tous ; assorti d’un œuf curcuma pour l’un, tomate basilic pour l’autre, etc. S’il manque un ingrédient rêvé, le rêveur le note sur une ardoise « liste de courses » dans la cuisine. Puis chacun sa mission : préparation d’un aliment, préparation de la table, etc.

On note que si c’est participatif ou responsabilisant, c’est davantage personnalisé. Les envies sont mieux prises en compte, et même les besoins sont mieux couverts. En effet, on ne mange pas ou peu ce dont on n’a pas envie ; et on ne peut pas jouer à « qui dort dîne » tous les soirs. De plus, les enfants (ou conjoint non impliqué initialement par la préparation du repas) apprennent que les aliments ne sont disponibles à la maison que si l’on a pensé à les y amener.  Les râleries façon « inspecteurs des travaux finis » ou déclarations « y’a qu’à, faut qu’on » n’ont plus cours…

 

B. Choix d’une tenue vestimentaire… Chacun.e son style !

Méthode directive : les parents préparent les vêtements des enfants en fonction de la météo, de ceux disponibles dans le placard et de leurs goûts.

Méthode plus participative : les parents proposent des vêtements, les enfants choisissent. A noter qu’après deux propositions inconvenantes, les enfants s’impliquent davantage : émission de souhaits précis ou « self-service ».

Méthode responsabilisante : chacun prépare ses vêtements, avec des critères fixes (météo, vêtements propres) et personnalisés (goûts). Les jours d’école, si un enfant ne souhaite pas préparer ses vêtements la veille, il le fait le matin en respectant la règle pré-établie « même heure de départ pour tous ». Donc, s’il tarde trop, on reboucle sur la méthode directive. S’en suit une auto-régulation (auto-discipline) s’il tient à peaufiner son style personnel.



 

Dans tous ces exemples, les parents font preuve d’empathie envers leurs enfants, s’adaptent au contexte (agilité !) et apprennent finalement autant qu’eux. Gagnant-gagnant.

A priori, nous pouvons tous trouver une ou deux petite(s) manie(s) directive(s), ultra-protectrice(s) ou très égoïstes qu’il serait bon de transformer… Objectif : emplir les membres de notre famille (enfants, conjoint,…) de notre confiance… L’autonomie renforce.

L’autorisation d’être une professionnelle ambitieuse et une mère présente, attentionnée

Ne manquons pas d’ambition, agissons pour le meilleur… A ce jour, même si les progrès sont réels dans 104 pays sur 109, le challenge de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes n’est relevé par aucun pays de l’OCDE. Analyse à lire ici

Le portrait sociologique des femmes françaises dessiné par Elisabeth Badinter en ce début de 21ème siècle est éloquent : nous avons partiellement digéré les progrès d’émancipation féminine et peinons à accueillir la variété des désirs féminins, cf. « Fausse route » (2003) & « Le conflit, la femme et la mère » (2010). Au lieu de (mé)juger les choix personnels, il est important de valoriser toutes les voies d’épanouissement féminin, de surmonter les clichés, standards, s’affranchir des discours moralistes et célébrer tous les parcours s’ils sont gages de bonheur pour celles et ceux qui les vivent (enfants inclus).

filles et garçons, Dr Catherine Dolto. Éditions Gallimard Jeunesse, collection Giboulées, Mine de rien
filles et garçons, Dr Catherine Dolto. Éditions Gallimard Jeunesse, collection Giboulées, Mine de rien

 

Femme ≠ Homme. Désolée pour celles et ceux qui veulent absolument (faire) croire le contraire…

Ceci n’empêche pas d’acter enfin une égalité des chances, accepter un partage du pouvoir à égalité entre les femmes et les hommes. Sans conditions. Les travaux de Rejane Senac (Twitter @RejaneSenac) permettent de mieux comprendre ce sujet. Interview ici
Rappelons que « l’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des principes fondateurs de l’Union européenne« , où les femmes sont plus nombreuses que les hommes 

Une femme déterminée

Photographe : Anne Mardirossian

#JamaisSansElles est une évidence !

Toutes les conditions sont réunies pour donner vie à cette égalité des chances. Il convient de mieux accueillir les femmes dans toutes sphères sociétales, et ainsi leur permettre de franchir un nouveau degré de libération.

Entre autres éléments, deux dynamiques sociales confirment la possibilité pour les femmes de mieux concilier vie professionnelle et vie privée, affective et familiale, quels que soient leurs choix en ces domaines. 1. La masculinité (paternité inclus) se redéfinit vers une présence plus sensible ; 2. Les technologies numériques, si elles sont déployées pour être mises au service des femmes et des hommes, sont des outils d’émancipation. A lire, cette synthèse RSE.net, septembre 2015  « Tout dépendra de la capacité des employeurs à utiliser ces outils pour leurs salariés, avant de l’utiliser pour la seule performance de leurs entreprises« . Jusqu’à quand le télétravail gris va-t-il prospérer ?  La symétrie des attentions peut apparaître comme la moindre des politesses.

La responsabilité sociale des entreprises se retrouve aussi dans leur capacité à offrir aux salarié.e.s une plus grande latitude dans l’exercice de leur métier de parents. Comme Anne Leguy le souligne en ouverture de son blog heureuxalecole.fr, « Une société ouverte et créatrice prend sa source dans la qualité éducative prodiguée à ses enfants« . Or la délégation parentale aux nourrices et à l’école a trouvé ses limites (inutile de vous faire un dessin :-)).

I want it all, I want it now

Bear market

Bien sûr, « tout savourer en même temps » (zénith professionnel, accueil d’un nouvel enfant,…) est irréaliste. A lire, ce cri du cœur de la journaliste canadienne Amy WesterveltExtrait : « We applaud companies for paying for female employees to freeze their eggs, but don’t push them to give women the space to have children during their actual child-bearing years and come back to work without losing their place in line. (…) Instead of changing the systems, we tell women to lean in (…) It’s a call for society to do better« . Elle souligne aussi le défaut de solidarité entre les femmes en environnement professionnel, les collègues masculins étant finalement plus respectueux de la maternité. Ce défaut de solidarité, tout comme le cliché des femmes envieuses et vicieuses, est vidé de toute réalité dans des environnements moins compétitifs, plus humanistes. Peu de dissertations ou récriminations sur les statuts féminins dans les entreprises libérées étudiées par Isaac Getz et Frederic Laloux ; à partir du moment où chacun(e) est libre d’être soi en respect des autres, l’égalité s’impose d’elle-même.

Nous sommes des êtres humains évolués, et devons nous comporter comme tels, mieux nous considérer les un(e)s les autres. Merci d’accepter qu’il y a sur Terre des milliards de manières d’être Femme. 

La Sagesse, et notamment la sagesse amérindienne contée par les femmes, nous invite à « marcher notre parole », vivre selon nos valeurs et aligner nos paroles et nos actes ; quitte à se désengager de systèmes inadéquats que nous ne pouvons pas changer (en écho, le principe binaire rappelé par un ami récemment : chacun décide de se soumettre ou se démettre).

A voir, ce film sur la beauté et la puissance d’être femme. Énergie féminine positive. Grandeur d’âme. « Today I rise (…) I will walk my path with audacity (…) I reconnect with the many aspects of myself (…) I face my wholeness as a woman & my limitless capacities (…) A movement of resoluteness and concern« .



« Quand chaque femme fait honneur au Soi, de la façon la plus dépouillée possible, l’énergie créatrice devient disponible pour l’ensemble, et cette énergie contribue aux changements qui soutiennent les transformations de l’humanité. Lorsque les femmes ne seront plus perdues, à demander aux autres de leur dire ce qu’elles devraient faire ou comment elles devraient vivre, il y aura de grands changements dans notre monde » Jamie Sans

C’EST MAINTENANT, NON ?

Simone de Beauvoir

Laïcité, garante de Liberté, Egalité et Fraternité

Notes prises lors du Colloque de l’Observatoire de la Laïcité, organisé avec l’Education Nationale le mercredi 9 décembre 2015, retranscrites en respectant les dires des intervenant(e)s.

Mon inscription en tant que réserviste de la Réserve Citoyenne de l’Education Nationale m’a permis d’y participer… Conseil d’amie : inscrivez-vous pour devenir citoyen(ne) acteur(-trice) plutôt que râleur(-se)… Lorsqu’on agit, nos critiques deviennent constructives :-)

DEFINITION * CE QU’EST LA LAÏCITE

Enseignement inscrit dans la pédagogie des valeurs républicaines.

Singularités de la laïcité, par rapport aux autres valeurs républicaines :

A – La laïcité fait partie du contrat social depuis la loi de séparation des églises et de l’Etat du 9 décembre 1905 :

découplage de la citoyenneté et de l’appartenance confessionnelle (religion) + liberté de conscience.

B – L´un des piliers de l’Education Nationale, comme la gratuité, inscrit dans l’enseignement élémentaire depuis 1882 ;

C – La laïcité fait aussi partie du contrat implicite entre professeurs et élèves (art 7, « transmission une culture commune, de valeurs partagées »)

Définition de la laïcité selon une métaphore  photographique ; la laïcité est une affaire de :

  • cadrage : neutralité de l’état + faire respecter la loi ;
  • et de profondeur de champ : horizon, ré-investir le futur, progrès social et humain car il s’agit de former des petit(e)s républicain(e)s, des petit(e)s démocrates

Laïcité de coexistence, qui implique un compromis. Ce n’est pas une doctrine, ni un dogme.

La laïcité est d’abord et avant tout une liberté publique protégée et limitée par une loi politique. C’est un choix moral, philosophique, politique, clair et radical : la loi des hommes régit la cité.

Liberté fondamentale de conscience et de culte. Principe universel et ensemble de règles juridiques.

3 piliers :

A – c’est une liberté conquise après de rudes batailles : liberté de croire (à ce que l’on veut) ou ne pas croire

B – indépendance de l’Etat par rapport à toutes religions, neutralité absolue des services publics : garantie de l’égalité de traitement de tous les citoyen(ne)s

C – fraternité : tous citoyens égaux en droits et en devoirs

TRANSMISSION * COMMENT EDUQUER A LA LAÏCITE

Priorité : gigantesque effort d’information et formation dans toutes les sphères sociales ! A lire, l’excellent dossier de la BNF, « La laïcité en questions« 

Charte de la laïcité à l’école – Education Nationale

Dans l’école, la laïcité implique la neutralité des professeurs, éducateurs qui doivent transmettre cette conviction républicaine de l’importance de la laïcité de manière impartiale et objective. A lire, le dossier du réseau Canopé sur l’éducation à la laïcité.

Pour chaque enseignant, l’objectif est de se mettre en capacité d’enseigner

Actions :

  • faire respecter la nécessité de se soumettre aux valeurs et aux lois républicaines au sein des écoles
  • faire comprendre aux élèves que « quand ils vivent en France, ils ne vivent pas ailleurs. » Transmettre l’histoire de France et son identité complexe, plurielle
  • mettre en place des ateliers de réflexion et discussion philosophique
  • transmettre l’amour de la liberté

Responsabilité des enseignants. Postures pédagogiques requises :

A – Écouter les objections des élèves, voire les susciter / libérer la parole, et les travailler (discussion à portée philosophique).

B – Fermeté et bienveillance + intelligence situationnelle des enseignants (chaque situation est spécifique)

C – Diplomatie : sauvegarder le pluralisme et la liberté des opinions (liberté de conscience)

D – Militantisme, joie de transmettre une manière spécifiquement française de vivre ensemble : le choix de la laïcité est un élément essentiel de l’histoire et des racines françaises ; le pluralisme culturel de la France n’est plus à prouver !

 

ETAT DES LIEUX CRITIQUE * OÙ EN SOMMES-NOUS AUJOURD’HUI ?

La charte de la laïcité à l’école date de décembre 2013 : quelles modalités d’application ? A-t-elle été moteur de pratiques pédagogiques ?

Nouvelle loi promulguée le 15 mars 2004, mais sa mise en application n’a pas été suffisamment accompagnée. Or loi doit rimer avec dialogue, explication, application.

Là, dans les écoles, on est plutôt face à une laïcité d’abstention (neutralité) ; pas de valorisation de la laïcité comme une méthode (exercice d’une pensée libre, d’un jugement critique) et une éthique (effort personnel et intérieur pour mise à distance des préjugés, en ayant toujours à l’esprit comme horizon l’intérêt général de l’école et de la société, indépendamment de nos convictions et croyances personnelles).

Nouveau système d’actions en vigueur depuis septembre 2015

A – contexte : cohérence de l’impulsion républicaine depuis les attentats de janvier 2015 et forte attente des familles en la matière. La laïcité est une problématique sociale globale en France ; il faut se ré-armer. Le rôle des enseignants est majeur ; leur engagement est essentiel

B – objectif : insister sur le sens positif des valeurs, laïcité pour mieux vivre ensemble ; faire vivre la laïcité comme espace d’échanges, respect de l’altérité plutôt qu’interdire les signes religieux ostentatoires. Transmettre l’amour de la liberté !

QUELLES RESISTANCES, FREINS A LA TRANSMISSION DE LA LAICITE ?

1 – Les questions relatives à la laïcité peuvent être jugées trop sensibles par les enseignants, qui souhaitent préserver dans leurs classes une certaine sérénité nécessaire aux études. Or il est de la responsabilité des enseignants de prendre en compte l’altérité des valeurs et transmettre une culture républicaine commune à leurs élèves : « enseignement moral et civique » (EMC) en vigueur depuis la rentrée scolaire 2015. Ceci fait partie de l’éthique professionnelle des membres de l’Education Nationale.

L’enseignement moral et civique est intégré aux parcours citoyens mis en place dans les écoles. Peut-être trop dilué ?

2 – Difficile de « placer le curseur entre neutralité des agents publics (= professeurs) et liberté laissée aux usagers (= élèves) » pour aller vers l’autonomie des esprits à construire leur analyse raisonnée (développement d’un jugement critique).

3 – Lourdeur de la chaîne hiérarchique qui aboutit à « quand on n’est pas sûr de pouvoir autoriser, on interdit »

4 – A l’heure actuelle, l’éducation à la République est facultative dans les cursus de formation des enseignants, parcours de concours. Quelle culture professionnelle commune ? Suggestion : rendre obligatoire l’éducation républicaine dans les parcours de formation des enseignants, pour une universalité de l’enseignement à la République, création d’une culture professionnelle commune. Actuellement, des stages complémentaires sont proposés aux enseignants dans le cadre de la formation professionnelle continue. A noter, une belle initiative dans le Tarn : dispositif de formation incluant des dialogues interpersonnels avec tous les acteurs de l’école, tous les adultes travaillant en environnement scolaire.

5 – Quid de la culture religieuse des enseignants, i-e connaître les religions pour en discuter, animer une réflexion collective dans les classes ?

==> mieux connaître les religions pour valoriser une laïcité plus sûre d’elle-même : souhait de populariser les sciences religieuses.

==> le développement du savoir n’est pas incompatible avec la foi, mais il ne rend pas possible toutes les manières de croire. Exemple :

Grâce au savoir, on ne considère pas la Genèse comme un texte scientifique ; ce qui ne nous interdit pas de croire à l’intervention divine dans la Création

C – le principe du « fait religieux » est enseigné au collège en 5ème (programme histoire-géo)

 

EN CONCLUSION… À VENIR…

Aujourd’hui, la laïcité ne fait plus consensus : différents courants de pensées co-existent, jusqu’à un certain néo-conservatisme [sic]. Les intervenants l’affirment : « L’enjeu est de construire la culture laïque du 21ème siècle. »

… Concertons-nous ! 

La concertation, voie de résilience

« Concertons-nous au beau concert de nos plaies.

C’est la mesure consolée.

Pour une voix nouvelle venue des dents du jour, déconcertons cette rangée translucide : faisons de nous une gamme plus puissamment souple en empoignant cette voix, pour lui montrer la voie où elle s’agenouille et depuis laquelle tout n’a pu n’être que concerté.

… Mieux que la raison roide comme une échelle.

Et aucune palpitation, même au passé, qui n’agrandisse la mesure sans complaisance. »

Olivier Larronde

« Je suis leader »… Une histoire transformationnelle


Être leader, devenir manager-leader, ne plus gérer à l’ancienne, prendre le lead, développer et asseoir notre leadership… On suit Peter Drucker sur le management effectif, on pirate le management avec Gary Hamel, on réinvente les organisations avec Frederic Laloux, on libère les potentiels humains avec Isaac Getz, Laurence Vanhee, on s’inspire des pratiques artistiques, militaires, sportives (arts martiaux, basket, danse, rugby,…) Et cætera, etc.

S’agit-il simplement de dépoussiérer les organisations pyramidales en simplifiant quelques processus organisationnels (sans revoir les circuits décisionnels), redorer le blason des autorités classiques en organisant des consultations publiques, maquiller d’anciennes figures managériales en les formant à la communication assertive ?

Non. Le besoin d’amélioration est profond. Trois constats :

1 – De nouvelles formes de pouvoir, décorrélées de toute considération statutaire, émergent en tous domaines, tous lieux ;

2 – L’autorité, si elle ne combine pas légitimité et crédibilité, est plus facilement remise en cause.

3 – Dans un monde VUCA (Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity), on mise sur l’intelligence collective ; il s’agit de la développer, la stimuler, l’orchestrer.

A LIRE pour mieux comprendre la problématique contemporaine, ce cahier de prospective (analyse en profondeur) sur le leadership et les  nouvelles expressions de pouvoir à l’ère numérique, issus d’ateliers de travail entre experts, chercheurs, entrepreneurs, salariés de grandes entreprises. Sous la direction de Carine Dartiguepeyrou.

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