#Education Leçons des pionniers de l’#EducationNouvelle 1918-1939

Merci à la Ligue de l’Enseignement pour la présentation de l’excellent documentaire « Révolution école (1918-1939)« , de Joanna Grudzinska assistée de Léa Todorov.

« C’est l’histoire d’une révolution de velours, celle de l’éducation. Au lendemain de la Première guerre mondiale, en Europe, des pédagogues désignent le coupable de la catastrophe : l’école, qui a fabriqué de « braves soldats ». Il faut construire la Paix. Comment éduquer la nouvelle génération sans surveiller et punir ? Comment éduquer à l’émancipation ? »

Ligue internationale pour l'éducation nouvelle

« Quand la guerre s’achève, l’éducation leur apparaît comme la seule possibilité révolutionnaire. »

Source : http://clioweb.canalblog.com/archives/2016/09/09/34299265.html

L’idée de ces radicaux éclairés est d' »inventer une éducation nouvelle pour un enfant nouveau qui ne fera plus jamais la guerre« . Sous l’impulsion d’Elisabeth Rotten & Beatrice Ensor, la « Ligue internationale pour l’éducation nouvelle » (LIEN), laboratoire d’expérimentation pédagogique, est fondée. À lire, la première « Revue pour l’ère nouvelle », revue internationale d’éducation nouvelle. Au sommaire : psychologie de l’enfant, biogénétique, joie dans l’éducation, école active, self government,… Des thèmes encore actuels. Ici, l’histoire mouvementée de la Ligue, nourrie de riches débats tels celui sur l’éducation naturelle. Notable fut l’intervention de Carl Gustav Jung lors du congrès pour l’Education Nouvelle de 1923, sur le thème « comment libérer l’énergie créatrice de l’enfant ?« . Dossier en anglais : New Education Fellowship

A NEW EDUCATION FOR A NEW ERA

Je me permets quelques lignes sur ces révolutionnaires, scientifiques, médecins… étudiants chercheurs et professeurs…

Adolphe Ferriere lance le mouvement international de rénovation pédagogique… École active ! Plus d’infos ici sur son œuvre, qui n’est « pas d’abord pédagogique mais plutôt une anthropologie doublée d’une philosophie sociale« . Inclus, le récit de son expérience de havre pédagogique, Le Home « Chez nous ».

Célestin Freinet veut permettre l’acquisition du savoir pour tous. En fait, de retour de la 1ère guerre mondiale avec le souffle coupé, il lui est impossible de faire cours sur estrade. Pragmatique, il décide de se promener avec sa classe, et en récolte les bienfaits. Plus tard, invité par la femme de Lénine, Freinet se rend en Union Soviétique & découvre les règles d’éducation définies pour l’idéal socialisme prolétarien : quelques heures de travail en usine et apprentissage en « self government ». « Ainsi il se formera une véritable élite ; or c’est d’une élite dont nous avons le plus besoin« . En comparaison avec le système français, il remarque : « nos étudiants vont à l’école non pas pour apprendre à vivre mais pour apprendre à étudier dans des livres, et obéir« .

La suite ? Après les guerres civiles, la Russie ouvre des colonies pour enfants des rues. Sous la houlette d’Anton Marenko, les méthodes éducatives deviennent autoritaires. Objectif : produire en masse la main d’œuvre nécessaire à la construction de l’URSS.

Quant à Freinet, il consomme sa rupture avec l’Education Nationale et ouvre une nouvelle école à St Paul de Vence, en 1937. L’un de ses crédos est le suivant : « Quand la peur est inexistante, le mensonge diminue et disparaît« . Quelques années plus tard, interné dans les camps de Vichy, il rédige ses textes pédagogiques fondamentaux… Ses idées font encore école (idées d’applications ici)

En Allemagne, Paul Geheeb prône la co-éducation des garçons et des filles, pré-requis à la fin de la suprématie masculine. La nudité est érigée en liberté « Être nu, c’est être libre »… Jardin d’Eden. Au fronton de son école Odenwald : « Deviens ce que tu es« … L’ordre, s’il doit exister, vient de l’enfant lui-même ; il abandonne la relation fondée sur le pouvoir ; c’est la fin de l’estrade, de la peur.

Malheureusement, l’enfance est le terrain d’expérience du nazisme ; son école est remaniée de force. Le 1er apprentissage dispensé devient le lancer de grenades, et des films violents où l’on voit les forts écraser les faibles, y sont projetés. Geheeb, désespéré, constate que ses élèves font volontiers partie des jeunesses hitleriennes… Avec l’aide de son ami A.Ferriere, il s’exile en Suisse où il fonde l‘Ecole d’Humanité. Regain.

Pour Janusz Korczak, la conséquence du nazisme fut la mort. Mais la puissance de son message subsiste. Premier défenseur des droits des enfants, fondateur de la « République des enfants« , Janusz Korczak dirigeait en Pologne deux écoles (juive / catholique) fonctionnant en autogestion, sur la base d’une charte commune écrite par ses soins. En 1942, il est conduit du ghetto de Varsovie (où il faisait classe « comme d’habitude ») au camp d’extermination de Treblinka. Il a refusé de fuir sans ses élèves. Plus d’informations sur son immense héritage ici

Si le salut vient, il viendra des enfants car ils sont les créateurs de l'humanité

Maria Montessori

En Italie, Maria Montessori initie ses jardins d’enfants, subventionnés par Mussolini jusqu’en 1934 (date de son refus de faire porter le costume fasciste à ses élèves) . Lors du congrès Education Nouvelle de Locarno (1927), elle plaide pour la nécessité des limites, le besoin des enfants d’obéir à des règles. Selon ses règles, chacun.e apprend à son rythme, en faisant. « Nous ne pouvons pas savoir les conséquences de l’étouffement d’un acte spontané… Il faut arrêter de confondre le bien avec l’immobilité et le mal avec l’activité« .

Alexander S Niell affirme quant à lui : « Je ne vois aucune vertu dans l’ordre ». Selon lui, les enfants les plus névrosés sont ceux qui ont grandi avec une éducation religieuse. Il décide donc de libérer les enfants de toute castration moralisatrice ; ils sont libres d’apprendre ou non. A la fin des années 30, il déplore les impossibles progrès tant que l’éducation est une branche de profit de la société.

Extrait du documentaire sur Vimeo:

 

ET AUJOURD’HUI EN FRANCE ?

Équité et excellence sont des notions encore peu vivaces, l’échec scolaire est souvent vu comme une fatalité… Bien coordonner mixités scolaire et sociale reste un objectif à atteindre. Cf. résultats enquête PISA (suivi des acquis). Réorienter l’éducation de nos enfants est une priorité, et nous ne manquons pas d’inspirations… Il est grand temps d’expirer à grande échelle ! L’Education Nationale ne fonctionne pas en huis clos… Une réforme française globale et profonde est en gestation ; tous les efforts de mobilisation citoyenne progressent en ce sens.

A new education for a new era

Charte Education Nouvelle, 1921

« Rendre l’enfant heureux, c’est faire de lui, plus tard, un homme meilleur »

Libres extraits « Les âges de la vie », Christiane Singer

Les âges de la vie, Christiane Singer

Les âges de la vie, Christiane Singer

Zoom sur « Les âges de la vie », écrit par Christiane Singer à l’âge de 40 ans… Troublant et émouvant, profondément humain.

Ce livre musical nous invite à vivre au diapason du rythme naturel de la vie, savourer chaque âge… sans mettre un seul doigt dans une quelconque entreprise mortifère : « C’est leur macabre avancée de golems qu’il s’agit de stopper, mieux encore, peut-être, d’esquiver, dans un héroïque éclat de rire« .

CÉLÉBRER LA VIE HUMAINE, CE MIRACLE

« Commencée par la juste mesure, une tendresse démesurément exagérée, l’aventure peut allègrement se poursuivre. Après cette période mémorable où, de la femme et de l’enfant, aucun ne distingue encore au juste où commence son corps et où finit celui de l’autre, vient le temps de la reconnaissance réciproque. (..) Règne alors, frémissant, l’émoi d’un début de voyage.
(…) La vie entière sera ce jeu d’alternances : tantôt l’espace qui nous est accordé se dilate jusqu’à l’infini ; tantôt son étroitesse nous coud dans un sac.
(…) Mais de toutes les surprises de ces jeux d’espace et de clôture, le mystère de la coincidentia oppositorum est encore le plus saisissant. (…) Où toutes les routes finissent, commence l’autre voyage »

 

Extrait "les âges de la vie", de Christiane Singer

Extrait « les âges de la vie », de Christiane Singer

Extrait "les âges de la vie", Christiane Singer

Extrait « les âges de la vie », Christiane Singer

 

L’autorisation d’être une professionnelle ambitieuse et une mère présente, attentionnée

Ne manquons pas d’ambition, agissons pour le meilleur… A ce jour, même si les progrès sont réels dans 104 pays sur 109, le challenge de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes n’est relevé par aucun pays de l’OCDE. Analyse à lire ici

Le portrait sociologique des femmes françaises dessiné par Elisabeth Badinter en ce début de 21ème siècle est éloquent : nous avons partiellement digéré les progrès d’émancipation féminine et peinons à accueillir la variété des désirs féminins, cf. « Fausse route » (2003) & « Le conflit, la femme et la mère » (2010). Au lieu de (mé)juger les choix personnels, il est important de valoriser toutes les voies d’épanouissement féminin, de surmonter les clichés, standards, s’affranchir des discours moralistes et célébrer tous les parcours s’ils sont gages de bonheur pour celles et ceux qui les vivent (enfants inclus).

filles et garçons, Dr Catherine Dolto. Éditions Gallimard Jeunesse, collection Giboulées, Mine de rien
filles et garçons, Dr Catherine Dolto. Éditions Gallimard Jeunesse, collection Giboulées, Mine de rien

 

Femme ≠ Homme. Désolée pour celles et ceux qui veulent absolument (faire) croire le contraire…

Ceci n’empêche pas d’acter enfin une égalité des chances, accepter un partage du pouvoir à égalité entre les femmes et les hommes. Sans conditions. Les travaux de Rejane Senac (Twitter @RejaneSenac) permettent de mieux comprendre ce sujet. Interview ici
Rappelons que « l’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des principes fondateurs de l’Union européenne« , où les femmes sont plus nombreuses que les hommes 

Une femme déterminée

Photographe : Anne Mardirossian

#JamaisSansElles est une évidence !

Toutes les conditions sont réunies pour donner vie à cette égalité des chances. Il convient de mieux accueillir les femmes dans toutes sphères sociétales, et ainsi leur permettre de franchir un nouveau degré de libération.

Entre autres éléments, deux dynamiques sociales confirment la possibilité pour les femmes de mieux concilier vie professionnelle et vie privée, affective et familiale, quels que soient leurs choix en ces domaines. 1. La masculinité (paternité inclus) se redéfinit vers une présence plus sensible ; 2. Les technologies numériques, si elles sont déployées pour être mises au service des femmes et des hommes, sont des outils d’émancipation. A lire, cette synthèse RSE.net, septembre 2015  « Tout dépendra de la capacité des employeurs à utiliser ces outils pour leurs salariés, avant de l’utiliser pour la seule performance de leurs entreprises« . Jusqu’à quand le télétravail gris va-t-il prospérer ?  La symétrie des attentions peut apparaître comme la moindre des politesses.

La responsabilité sociale des entreprises se retrouve aussi dans leur capacité à offrir aux salarié.e.s une plus grande latitude dans l’exercice de leur métier de parents. Comme Anne Leguy le souligne en ouverture de son blog heureuxalecole.fr, « Une société ouverte et créatrice prend sa source dans la qualité éducative prodiguée à ses enfants« . Or la délégation parentale aux nourrices et à l’école a trouvé ses limites (inutile de vous faire un dessin :-)).

I want it all, I want it now

Bear market

Bien sûr, « tout savourer en même temps » (zénith professionnel, accueil d’un nouvel enfant,…) est irréaliste. A lire, ce cri du cœur de la journaliste canadienne Amy WesterveltExtrait : « We applaud companies for paying for female employees to freeze their eggs, but don’t push them to give women the space to have children during their actual child-bearing years and come back to work without losing their place in line. (…) Instead of changing the systems, we tell women to lean in (…) It’s a call for society to do better« . Elle souligne aussi le défaut de solidarité entre les femmes en environnement professionnel, les collègues masculins étant finalement plus respectueux de la maternité. Ce défaut de solidarité, tout comme le cliché des femmes envieuses et vicieuses, est vidé de toute réalité dans des environnements moins compétitifs, plus humanistes. Peu de dissertations ou récriminations sur les statuts féminins dans les entreprises libérées étudiées par Isaac Getz et Frederic Laloux ; à partir du moment où chacun(e) est libre d’être soi en respect des autres, l’égalité s’impose d’elle-même.

Nous sommes des êtres humains évolués, et devons nous comporter comme tels, mieux nous considérer les un(e)s les autres. Merci d’accepter qu’il y a sur Terre des milliards de manières d’être Femme. 

La Sagesse, et notamment la sagesse amérindienne contée par les femmes, nous invite à « marcher notre parole », vivre selon nos valeurs et aligner nos paroles et nos actes ; quitte à se désengager de systèmes inadéquats que nous ne pouvons pas changer (en écho, le principe binaire rappelé par un ami récemment : chacun décide de se soumettre ou se démettre).

A voir, ce film sur la beauté et la puissance d’être femme. Énergie féminine positive. Grandeur d’âme. « Today I rise (…) I will walk my path with audacity (…) I reconnect with the many aspects of myself (…) I face my wholeness as a woman & my limitless capacities (…) A movement of resoluteness and concern« .



« Quand chaque femme fait honneur au Soi, de la façon la plus dépouillée possible, l’énergie créatrice devient disponible pour l’ensemble, et cette énergie contribue aux changements qui soutiennent les transformations de l’humanité. Lorsque les femmes ne seront plus perdues, à demander aux autres de leur dire ce qu’elles devraient faire ou comment elles devraient vivre, il y aura de grands changements dans notre monde » Jamie Sans

C’EST MAINTENANT, NON ?

Simone de Beauvoir

Réorienter l’éducation de nos enfants, une priorité


Commençons par une séquence Indignation : les multiples réformes de l’Education Nationale des 20 dernières années n’ont pas eu d’impact massivement positif : désamour du système scolaire, inégalité des chances , mais aussi harcèlement scolaire, moindre employabilité des jeunes, etc.

Nous vivons la 4ème révolution industrielle, combinaison d’innovations scientifiques et technologiques qui drainent des transformations profondes, radicales et pérennes. Voici la liste des  compétences requises à horizon 2020, selon l’Institute For The Future of Work

Future Work Skills 2020

Institute For The Future of Work – http://www.iftf.org

L’EDUCATION, FER DE LANCE DE NOS SOCIETES, doit bel et bien faire sa révolution.

Edgar Morin plaide pour l’intégration de la complexité dans l’enseignement, avec ce manifeste « Les 7 savoirs nécessaires à l’éducation du futur« .

Les Digital Champions européen.ne.s envoient une lettre ouverte aux Ministres des Etats membres de l’Union Européenne pour que l’Education Nationale endosse une (forte) dimension numérique. Constructif, ce courrier vise notamment à « assurer que les compétences numériques soient inclues dans les programmes d’étude de la maternelle à l’enseignement supérieur et l’éducation des adultes. » Progrès en cours en France, si j’en crois Michèle Drechsler, inspectrice Education Nationale, et Nicolas Le Luherne, professeur Histoire-Géo que je suis sur Twitter, @mdrechsler et @ProfLeluherne.
Les professionnels de l’Education Nationale sont de plus en plus connectés, ça fait partie des bonnes nouvelles en la matière ! A regarder régulièrement, Ludovia, chaîne d’information sur le digital et l’éducation.

Ludovia, Culture Numérique à l'école

Ludovia, Digital et Education, Quelle culture numérique à l’école ?

Ceci n’est pas mentionné dans la lettre, mais la formation aux compétences numériques stricto sensu est utilement complétée par l’apprentissage des langues (anciennes et vivantes), qui permet de développer l’intelligence culturelle des enfants dès le plus jeune âge… L’éducation au pluralisme culturel est hautement souhaitable dans notre monde hyperconnecté !

Avec justesse, la lettre invite à « Promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie« , nécessité induite par l’économie de la connaissance (cf. la publication des Entretiens d’Albert Kahn sur l’économie de la connaissance, une éducation tout au long de la vie).

Heureusement, les capacités du cerveau humain sont inouïes !

IL CONVIENT DE MIEUX APPRENDRE, STIMULER LA JOIE D’APPRENDRE

Balthazar et les couleurs de la vie et des rêves aussi

Balthazar et les couleurs de la vie et des rêves aussi. Marie-Hélène Place, illustré par Caroline Fontaine-Riquier. Editions Hatier Jeunesse.

Tout ne se joue plus « avant bac », mais c’est avant 18 ans que l’on apprend à apprendre…

LES ENJEUX DES ECOLES MATERNELLES, PRIMAIRES ET SECONDAIRES SONT IMMENSES :

  • former des citoyens, heureux acteurs responsables de nos sociétés ;
  • développer différentes intelligences ;
  • dispenser les savoirs de base : lire, écrire, compter, (dé)coder,… ;
  • aiguiser la faculté de jugement, l’esprit critique ;
  • susciter la confiance (en soi en les autres) ;
  • booster la créativité, l’envie d’entreprendre ;
  • apprivoiser l’altérité, la complexité

Ces aptitudes, compétences, connaissances, facultés, savoirs,… sont difficilement acquises dans les écoles françaises aujourd’hui ; l’école ne développe pas des esprits suffisamment alertes, curieux, ouverts et créatifs…

De nouvelles grandes réformes sont menées pour inscrire dans la continuité de l’année scolaire des initiatives intéressantes mais ponctuelles : projets citoyens, ateliers culturels associatifs, événements thématiques (semaine du goût, semaines contre le racisme et l’antisémitisme, printemps des poètes, semaine de la presse et des média dans l’école, etc.). Bientôt des expériences numériques immersives proposées aux enfants ? Des forums ouverts, des ateliers « robotique » et « réalité virtuelle », par exemple ?

En parallèle de l’envol numérique, on aimerait que certains savoirs basiques ne soient plus négligés. L’égalité des chances, mal appliquée, peut se transformer en nivellement par le bas. D’aucuns, partisans du « c’était mieux avant », prétendent que l’ancien certificat d’études était meilleur gage de connaissance et débrouillardise que le brevet des collèges actuel. Céline Alvarez, professeure des écoles, a osé le dire haut et fort : « 40% des enfants sortent du CM2 avec des difficultés tellement importantes qu’ils ne pourront pas suivre une scolarité normale au collège. » Elle a démontré courageusement l’efficacité de la pédagogie Montessori dans une classe de maternelle en zone d’éducation prioritaire (zep) ; son expérience de 3 ans, couronnée de succès, n’a pas été reconduite par l’Education Nationale, pour des raisons apparemment plus institutionnelles que rationnelles.

En fait, l’exception de Céline Alvarez réside surtout dans sa transparence vis-à-vis de l’institution et sa médiatisation… De plus en plus de professeurs combinent des méthodes pédagogiques alternatives et traditionnelles pour s’adapter aux nouvelles attentes des élèves, mieux œuvrer à leur réussite et à leur bien-être. A lire ici, une réflexion intéressante sur la mise en pratique de pédagogies actives (suite étude OCDE).

En attendant que l’Education Nationale ait finalisé sa mue, le nombre d’écoles alternatives s’enrichit d’année en année… Une liste ici. On parle d’écoles démocratiques favorisant la créativité, la confiance et la coopération ; des écoles où il fait bon apprendre, respectueuses du rythme biologique des enfants, de leurs mécanismes d’apprentissage ; on y applique les pédagogies Montessori, Steiner ou dérivées. Des écoles saines et libres, en somme. Payantes aussi.

Maria Montessori
Maria Montessori

 

LES PROGRES DE LA PSYCHANALYSE, ASSOCIES AU DEVELOPPEMENT DES NEUROSCIENCES, permettent une meilleure connaissance des besoins des enfants et une reconnaissance de l’enfant dans sa singularité. Le rôle des parents est affirmé ; et la coopération entre professeurs et parents, encouragée.

 

Puisque nous avons choisi de « faire, avoir » des enfants ; pourquoi ne pas mieux les servir ? Les adultes choisissent de devenir parents ; la parentalité est ainsi mieux acceptée comme une responsabilité joyeuse et un métier à vie, à combiner avec des activités rémunératrices.

Les mentalités évoluent… Les hommes s’autorisent à être des Happy Men , soucieux de l’égalité professionnelle femmes-hommes, et savourent le plaisir d’équilibrer leurs temps de vie privée & professionnelle.

De fait, il est de plus en plus facile techniquement, grâce aux outils de travail à distance (technologies numériques), de mener de front parentalité réussie et succès professionnels. En cours : transformation sociale visant à intégrer ces nouvelles pratiques dans les mœurs.

Une fois acceptée l’idée qu’ « être parent est un métier », vient l’envie de « faire L’ECOLE A LA MAISON« …

Sans aller jusqu’à ne plus inscrire leurs enfants à l’école (quoique le mouvement non-sco se développe…), les parents s’intéressent à la psychologie enfantine et s’impliquent dans les apprentissages de leurs enfants. Animés par l’envie de « faire au mieux pour eux« , les parents plébiscitent les « règles » éducatives alternatives, à ne pas confondre avec un gloubiboulga hippie new age : il n’est pas question de laxisme, mais de respect de la personnalité et du rythme de chacun, d’une éducation ferme et bienveillante. Bienvaillante aussi.

On veut mieux respecter les droits de nos petits, « élever nos enfants autrement« … L’auteure du livre éponyme affirme, et je la rejoins, « Être parent, c’est devenir chaque jour un peu plus soi-même« … Devenir pleinement soi. Or les us & coutumes évoluent aussi sûrement que rapidement en ce début de 21ème siècle ; mettre au diapason développements personnel et familial n’est pas une mince affaire ! Des questions contemporaines résident dans les cas de divorce, notamment celle-ci : les décisions de garde alternée impliquant une double résidence (une semaine papa, une semaine maman) sont-elles bien adaptées aux besoins de l’enfant ? Le risque est de  privilégier les envies parentales ou critères financiers au détriment des droits et besoins de l’enfant. Pour autant, on s’adapte, les compétences familiales se diversifient et se développent ; cf travaux de Guy Ausloos « La compétence des familles * Temps, chaos, processus » !

Ne pas hésiter à pratiquer le co-développement en cette matière aussi : apprendre sur soi et sur les autres, par soi-même et avec les autres… Faire vivre la solidarité parentale dans toutes les sphères sociales. Ne pas hésiter à adhérer aux associations de parents d’élèves afin de participer aux progrès des écoles… Ne pas hésiter à sortir de nos cercles privés, fréquenter les maisons vertes (Dolto) et autres associations de quartier pour apprendre ensemble, grandir au rythme de nos enfants… J’ai rencontré récemment un père qui, à l’occasion de la naissance de ses fils (« 2 d’un coup ! »), a créé une association d’échanges entre pères de jumeaux. 7 ans plus tard, les salons de discussion ne désemplissent pas ! Une mère de mon entourage a quant à elle créé une association visant à développer les connaissances numériques des enfants ; une association locale qui organise différents ateliers participatifs : salle comble à chaque fois, les yeux brillants des enfants-makers et de belles volontées croisées de transmettre et recevoir ! Dans le même esprit, l’association « De parents à parents » met en relation les parents qui souhaitent « vivre en harmonie, en cohérence avec eux-mêmes« . Des articles très intéressants en lecture libre sur le site web.

Concrètement, j’ai surtout envie d’écrire que NOS ENFANTS SONT DES MIRACLES ; il convient d’en prendre soin.

Belle question de cet enfant de 13 ans, soutenue par sa maman :


« What if we base education in study & in practice on being happy & healthy? »

Ce garçon est en phase avec les résultats de la plus grande enquête jamais réalisée sur le bonheur, étude et analyse de 764 personnes depuis 1938, par les équipes du Professeur Waldinger, Harvard University.
Les résultats de cette enquête nous questionnent autant qu’ils nous éclairent…

A lire aussi, cette lettre d’un père à ses enfants : « Vous allez vivre dans un futur vertigineux (…) Il faut apprendre à décoder le monde plus qu’à coder des programmes informatiques. »

A lire encore, cette poésie numérique 2016 « You weren’t born for this $#!^ (…) You were born to create on a Monday (…) Worship on a Sunday You were not born to slave every day« 

POUR DIFFERENTES RAISONS, UNE TRANSITION PEDAGOGIQUE EST DONC EXIGEE, NECESSAIRE… Et on peut l’accélérer, en assumant pleinement et joyeusement nos responsabilités, en s’appuyant sur les formidables idées et talents dont nous disposons (French EdTech inclus), que nous développons, sans oublier de redorer le blason de celles et ceux qui exercent l’un des plus beaux métiers du monde, celui de Professeur.

Peut-être est-ce l’occasion de redonner pleinement vie à l’égalité des chances et à la méritocratie ?

Voilà… Quelques pensées, quelques mots qui appellent les vôtres…

Je tiens à remercier sincèrement Isaac Getz, qui m’a encouragée à m’exprimer davantage sur ces sujets… L'(auto-)éducation est bien ma ligne principale. D’autres écrits à venir… Tous vos avis et récits sont les bienvenus. Il y a tant à partager pour assurer des vies libres et responsables, épanouies…

On a besoin de beaucoup, Beaucoup d’AMOUR… Et d’Autonomisation.

Le leadership libérateur, toute une éducation !

La concertation, voie de résilience

« Concertons-nous au beau concert de nos plaies.

C’est la mesure consolée.

Pour une voix nouvelle venue des dents du jour, déconcertons cette rangée translucide : faisons de nous une gamme plus puissamment souple en empoignant cette voix, pour lui montrer la voie où elle s’agenouille et depuis laquelle tout n’a pu n’être que concerté.

… Mieux que la raison roide comme une échelle.

Et aucune palpitation, même au passé, qui n’agrandisse la mesure sans complaisance. »

Olivier Larronde

La poésie, sel de la vie

« Quand les poètes deviennent soldats, c’est pour mieux montrer la beauté du monde » Luis Sepúlveda, in Les roses d’Atacama.

Les roses d'Atacama, Luis Sepulveda, éditions Métailié

Les roses d’Atacama, Luis Sepulveda, éditions Métailié

Dans ce recueil de nouvelles, Luis Sepúlveda nous conte des « histoires marginales », récits de vies empreintes de poésie, sensibilité et humanité… Zoom sur les richesses humaines et culturelles qui font le sel de la vie ! Ces portraits de femmes et hommes bien inspirés donnent toute sa force à l’esthétique nietzschéenne

Faire de sa vie une œuvre d’art

 

Sans déflorer l’œuvre, voici les premiers mots de la nouvelle « Les roses d’Atacama » :

Fredy Taberna avait un carnet à couverture cartonnée dans lequel il notait consciencieusement les merveilles du monde, et celles-ci étaient plus de sept : elles étaient infinies et se multipliaient.

… Fredy Taberna a vécu en homme libre, fidèle à ses convictions, sa vision de « la belle vie », et bien décidé à la préserver.

« Amis de la poésie… »

« La poésie doit se diffuser comme un virus« , William Burroughs. Promotion d’une vision esthétique de « la vie, les gens »… Rappelons-nous Jean-Pierre Rosnay, enchanteur de la télé française du 20ème siècle avec son magnifique « Amis de la poésie, bonsoir ! » Son fer de lance ?  « Rendre la poésie contagieuse et inévitable » !

En mai 2015, Jean-Pierre Siméon nous a livré un essai sur le thème « La poésie sauvera le monde«  avec ces mots  :  « Depuis des temps immémoriaux, dans toutes les civilisations, dans toutes les cultures, orales et écrites, il y eut des poètes au sein de la cité. Ils ont toujours fait entendre le diapason de la conscience humaine rendue à sa liberté insolvable, à son audace, à son exigence la plus haute. Quand on n’entend plus ce diapason, c’est bien la cacophonie qui règne, intellectuelle, spirituelle et morale : le symptôme d’un abandon, d’une lâcheté et bientôt d’une défaite. »

L’exposition Ugo Rondinone I❤️GIORNO au Palais de Tokyo du 21 octobre 2015 au janvier 2016 est justement l’occasion de (re)découvrir mille trésors et de « faire revivre l’oeuvre culte de John Giorno Dial-A-Poem (1968), qui permet l’écoute de poèmes, oeuvres sonores, chansons et discours historiques par téléphone en appelant gratuitement le numéro vert 0 800 106 106* du 19 octobre 2015 au 10 janvier 2016« 

#Paris #palaisdetokyo #Expo I❤️Giorno #GPS Giorno Poetry Systems

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En cette période de profondes mutations sociales, technologiques où nous prenons pleinement conscience de l’impact des êtres humains sur la nature, la poésie est toujours le sel de nos vies. Hors considération littéraire, peut-être est-il temps de se (r)éveiller encore, admettre que nous sommes tous acteurs de nos vies, auteurs du monde de demain… Libres de prendre notre plume, notre courage à deux mains pour habiter poétiquement le monde, en choisissant bien nos muses. Qu’en pensez-vous ?

Gageons que la poésie conserve sa place de muse des transformations post 3ème Révolution Industrielle… Les créations de la 4ème « rêve + évolution » n’en seront que plus belles et profitables à tous… Quelques exemples d’actions bien inspirées à lire ici, in « Pour une métamorphose numérique humaniste »

Récemment, les chercheurs Ghazvininejad et Knight nous ont fait rêver en invitant la poésie à la table de la cybersécurité ; ils ont ainsi inventé LA méthode de définition de mot de passe infaillible et facile à retenir. Extrait de l’article tweeté ci-dessous : « Les deux chercheurs expliquent que la poésie est utilisée depuis des millénaires par l’Homme comme moyen mnémotechnique (…) ils ont créé leur poème en assignant un code spécifique aux 327 868 mots du dictionnaire« . Poésie de l’informatique…

 

Avant de vous laisser penser, je ne peux m’empêcher de réunir Rimbaud et Verlaine  « L’amour est à réinventer… Et tout le reste est littérature« … Baudelaire, en écho… »Enivrez-vous de vin, de poésie, de vertu… A votre guise »

 

 

Pour une métamorphose numérique humaniste… Panorama d’inspirations progressistes, d’innovations positives


En 2001 (mémoire de fin d’études), je posais la question du progrès humain associé à l’intégration des technologies de l’information et de la communication dans les entreprises. Aujourd’hui on parle surtout d’innovations : innovation sociale, innovation technologique, innovation sociétale.

Le remplacement du mot « progrès » par « innovation » n’est ni neutre ni optimiste. Selon cet article Innovation & Strategy, il signifierait que « nous aurions renoncé à toute amélioration de la condition humaine vers le meilleur. » Une attitude très postmoderne…

Il est vrai que les clivages géo-écono-politico-socio-climato-culturels semblent s’amplifier ; protéiformes, ils sont visibles en tous domaines. On a vu couler les larmes de nombreux humanistes, consternés par l’échec des politiques, notamment le défaut d’application de chartes et traités internationaux édictés avec conviction et foi en un monde meilleur. Désenchantement.

Mais des voix s’élèvent…

Les plaidoyers récents de Stephan Hessel, Amin Maalouf, Edgar Morin sont magnifiques : en mettant l’actualité en perspective de l’Histoire, ils nous montrent, humbles, la voie du retour aux valeurs universelles, dénominateurs communs d’une humanité en redéfinition.

Malala Yousafzai, Prix Nobel de la Paix 2014, nous émeut et nous engage dans la lutte pour l’éducation des enfants, la scolarisation des filles en particulier.

Photo : Antonio Olmos

Photo : Antonio Olmos

Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’Economie 2011, nous interpelle sur les inégalités croissantes dans nos sociétés occidentales, signes d’un modèle défaillant, et nous donne ce conseil : « Raise your voice ».

Michel Serres, enchanteur auteur des Cinq Sens nous recentre en 2012 sur nos pouces et nos connexions neuronales en nous présentant la Petite Poucette, « héroïne de la jeunesse à venir, incarnation de l’émancipation du savoir et de la politique via les nouvelles technologies ». En 2014, il nous offre Yeux, ode à la diversité des regards posés sur le monde, une invitation à percevoir les mille facettes d’une situation, étant entendu qu’on voit mieux avec notre cœur. En 2015, il nous conte l’histoire du Gaucher boiteux, toujours entre art et science.

Avec « Jugaad Innovation » et « From Smart to Wise« , Navi Radjou nous fait aimer l’innovation frugale : « faire mieux avec moins ».

Dans un autre domaine, mais on reconnaît une philosophie commune, Pierre Rabhi nous alerte sur les blessures de la Terre, mère nourricière, et prône des méthodes d’agriculture plus respectueuses de l’être humain et son environnement.

Joël de Rosnay, quant à lui, veut nous faire surfer la vie dans la société fluide. Il nous invite à « moins craindre l’intelligence artificielle que la stupidité naturelle » et nous emmène, en chœur avec Hervé Fischer, vers l’hyperhumanisme, « conscience augmentée, conscience collective, bien réelle, éthique, planétaire et active ». Gilles Babinet, auteur de « Big Data : penser l’homme et le monde autrement« , nous rappelle que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Il s’adresse aux citoyens numériques que nous sommes et nous explique, par exemple, que « les décisions administratives relatives à la gestion de nos données numériques ont un fort impact sur le design de nos vies. »

On retrouve un peu de tout ceci dans l’énergie phénoménale des mouvements citoyens « people & planet friendly » qui se développent partout dans le monde, et attestent de l’existence d’une « nouvelle conscience pour un monde en crise, civilisation de l’empathie » (Jérémy Rifkin).

« Es la hora de la gente », Podemos, en Espagne

Les idées humanistes et progressistes sont de plus en plus entendues, partagées, transposées dans différents contextes par des acteurs(-trices) citoyen(ne)s qui ressentent le besoin vital de faire bouger les lignes, innover de manière équitable, solidaire et responsable. Carine Dartiguepeyrou y voit une nouvelle philosophie, La nouvelle avantgarde, « une culture, communauté de valeurs et de quête, fruit d’une intuition collective qui rassemble des personnes de tous horizons autour d’un respect profond pour le vivant, de la conscience que nous ne connaissons qu’une part infime de l’univers. C’est, plus que tout, une vision poétique du monde et un espoir dans la capacité humaine à évoluer. »

L’innovation sociétale progresse de jour en jour, et profite de ce formidable outil qu’est Internet. Comme le titre cet article à la radicalité médusante « There is something extraordinary happening in the world« 

Dans le monde entrepreneurial, les mérites de la valorisation du capital humain sont de plus en plus perçus et vantés. L’humain est bien au cœur des Nouveaux Horizons RH, « l’humain et sa volonté de s’épanouir, de réaliser ses rêves dans un monde toujours plus global, complexe et incertain« , Alexandre Pachulski.

On comprend enfin l’intérêt de mieux gérer l’intelligence collective, si chère à Olivier Zara. Il conçoit d’ailleurs différents outils et méthodes permettant d’orchestrer les connaissances, mieux identifier et développer les talents, et asseoir une nouvelle légitimité managériale ; il invite aussi à faire confiance à l’intelligence situationnelle de chaque acteur.

Les mouvements de libération des entreprises (Brian M. Carney, Isaac Getz, Alexandre Gérard, Jean-Francois Zobrist, pour ne citer qu’eux) et du bonheur au travail (Laurence Vanhee et consorts) se développent. En marge des cyniques, égoïstes, geignards et autres pessimistes, ils dénotent un réel optimisme anthropologique : croire en l’être humain, lui faire confiance et alléger les circuits décisionnels et organisationnels des entreprises pour libérer les énergies, les savoirs, accroître le bien-être des femmes et des hommes (richesses des organisations), et ainsi garantir une performance durable. 

En France, l’entrepreneuriat social est en plein essor : écologiquement sain, il s’inscrit dans une logique profitable tant économiquement que socialement. « Les associations n’ont plus le monopole du cœur« , comme le dit si bien Emmanuel de Lutzel. L’entreprise Ticket For Change, qui forme les entrepreneurs (et intrapreneurs) sociaux puis accompagnent leurs projets dans tous secteurs, numérique intégré, est particulièrement impressionnante d’énergie et de pragmatisme : des jeunes pleins de notre avenir commun ! À consulter régulièrement, le blog de Nicolas Cordier regorge d’excellentes initiatives en la matière ; et on peut y apprécier cette citation d’Albert Camus :

Oui, il y a la beauté et les humiliés. Quelles que soient les difficultés de l’entreprise, je voudrais jamais n’être infidèle ni à l’une ni aux autres. Albert Camus

 

Histoire à continuer….

Forts de ces idées et voies d’actions, nous allons tous avancer dans nos réflexions personnelles, suivre notre voie, tracer notre chemin… Gardons les yeux ouverts sur les inventions positives, telles la prothèse intelligente Bionico-Hand ou le booster d’empathie The Machine To Be Another, présentées lors du séminaire « L’homme augmenté, l’humanité en quête de sens » à l’institut Mines-Telecom. Et espérons que les prochains événements organisés à l’UNESCO, notamment le Parlement des Entepreneurs d’avenir et COP21 nous donnent encore de belles pistes d’avenir. Gageons aussi que l’édition 2016 du Forum NetExplo, observatoire numérique de l’UNESCO, nous fasse découvrir d’autres innovations technologiques sources de progrès humain…

Peut-être en connaissez-vous déjà ? Je serai heureuse de découvrir de nouvelles idées, personnalités formidables, beaux projets, et autres inventions lumineuses en lisant vos commentaires.